Quatrième Chambre, 25 mars 2025 — 21/04684
Texte intégral
TRIBUNAL JUDICIAIRE DE [Localité 5]
Quatrième Chambre
N° RG 21/04684 - N° Portalis DB2H-W-B7F-V7RI
Jugement du 25 Mars 2025
Notifié le :
Grosse et copie à :
Me Agnès BOUQUIN - 1459
Me Anne-laure BOUVIER - 2379
Copie au dossier
REPUBLIQUE FRANCAISE AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS
Le Tribunal judiciaire de LYON, statuant publiquement et en premier ressort, a rendu, le 25 Mars 2025 devant la Quatrième Chambre le jugement réputé contradictoire suivant,
Après que l’instruction eut été clôturée le 12 Novembre 2024, et que la cause eut été débattue à l’audience publique du 14 Janvier 2025 devant :
Stéphanie BENOIT, Président, siégeant en formation Juge Unique,
Assistée de Sylvie ANTHOUARD, Greffier,
Et après qu’il en eut été délibéré par le magistrat ayant assisté aux débats dans l’affaire opposant :
DEMANDEUR
Monsieur [J] [W] né le [Date naissance 1] 1956 à [Localité 8] (RHONE), Demeurant [Adresse 4])
représenté par Me Anne-Laure BOUVIER, avocat au barreau de LYON
DEFENDEURS
Monsieur [R] [D] né le [Date naissance 3] 1961 à [Localité 6], demeurant [Adresse 2]
Représenté par Me Agnès BOUQUIN, avocat au barreau de LYON
CAISSE PRIMAIRE D’ASSURANCE MALADIE DU RHÔNE, dont le siège social est sis [Adresse 7] Prise en la personne de son représentant légal en exercice
défaillante, n’ayant pas constitué avocat
EXPOSÉ DU LITIGE
Par jugement rendu le 26 septembre 2023 à la lecture duquel il est renvoyé, le tribunal de Céans a condamné Monsieur [R] [D] à réparer l’entier dommage causé à Monsieur [J] [W] lors d’une altercation physique commise le 1er décembre 2019, avec paiement d’une provision de 1 200 € à valoir sur l’indemnisation de son préjudice et organisation d’une mesure d’expertise médicale exécutée par le Docteur [L] [Y] selon un rapport établi le 22 janvier 2024.
Dans ses dernières conclusions, Monsieur [W] attend de la formation de jugement qu’elle condamne la partie adverse à le dédommager comme suit : -déficit fonctionnel temporaire = 1 307, 20 € -souffrances endurées = 6 500 € -préjudice esthétique temporaire = 3 000 € -déficit fonctionnel permanent = 800 € -préjudice esthétique permanent = 500 €, outre le paiement d’une somme de 2 000 € sur le fondement de l’article 700 du code de procédure civile (somme figurant dans son dispositif liant le tribunal alors que ses motifs font état d’une demande à hauteur de 3 000 €).
Aux termes de ses ultimes écritures, Monsieur [D] formule les offres suivantes : -déficit fonctionnel temporaire = 1 021, 25 € -souffrances endurées = 3 500 € -préjudice esthétique temporaire = 500 € -déficit fonctionnel permanent = 800 €, s’opposant à l’allocation d’une indemnité au titre d’un préjudice esthétique permanent.
MOTIFS DE LA DÉCISION
Il sera rappelé à titre liminaire que l'article 9 du code de procédure civile impose à celui qui entend obtenir satisfaction de sa demande de rapporter la preuve des faits nécessaires à son succès et que l’article 768 prévoit que les parties doivent préciser pour chacune de leurs prétentions les moyens en droit et en fait qui la fondent, avec l’indication des pièces invoquées à son appui désignées par leur numérotation.
Sur l’indemnisation du dommage subi par Monsieur [W]
Il s’agit de compenser financièrement le préjudice de la victime, sans perte ni enrichissement, étant observé que Monsieur [W] a présenté dans les suites de l’altercation une fracture ouverte des os propres du nez.
Le déficit fonctionnel temporaire
Le Docteur [Y] distingue plusieurs phases de déficit qui seront réparées en considération d’une indemnité quotidienne de 28 € fixée proportionnellement aux taux d’incapacité : -déficit de 100 % le 7 juin 2021 justifiant une indemnité de 28 € -déficit de 20 % du 1er décembre 2019 au 15 décembre 2019, soit une période de 15 jours justifiant une indemnité de 84 € -déficit de 10 % du 16 décembre 2019 au 6 juin 2021 (539 jours étant observé que 2020 était une année bissextile) puis du 8 juin 2021 au 15 juin 2021 (8 jours), soit une période globale de 547 jours justifiant une indemnité de 1 531, 60 € -déficit de 5 % du 16 juin 2021 au 6 juillet 2021, veille de la consolidation, soit une période de 21 jours justifiant une indemnité de 29, 40 €, d’où un total de 1 673 € et un dédommagement ramené à 1 307, 20 € conformément à la demande.
Les souffrances endurées
Ce sont les douleurs morales et physiques éprouvées antérieurement à la consolidation, tenant tant au fait générateur qu’aux soins requis par l’état de la victime, étant relevé que Monsieur [W] a dû se soumettre à un geste opératoire. Leur intensité a été évaluée par l’expert judiciaire à hauteur de 3 sur l’échelle de sept degrés habituellement utilisée. En considération de ces éléments, une indemnité de 6 000 € sera accordée au demandeur.
Le préjudice esthétique temporaire
Les lésions initiales et le port d’une attelle nasale sont à l’origine d’une modification de l’apparence physique avant consolidation chiffrée à 2,5 sur