CTX PROTECTION SOCIALE, 14 mars 2025 — 18/00880
Texte intégral
MINUTE N° :
TRIBUNAL JUDICIAIRE DE [Localité 6]
POLE SOCIAL - CONTENTIEUX GENERAL
REPUBLIQUE FRANCAISE AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS
JUGEMENT DU :
MAGISTRAT : ASSESSEURS :
DÉBATS :
PRONONCE :
AFFAIRE :
NUMÉRO R.G :
14 Mars 2025
Françoise NEYMARC, présidente Alain MARQUETTY, assesseur collège employeur Fouzia MOHAMED ROKBI, assesseur collège salarié
assistés lors des débats et du prononcé du jugement par Isabelle BELACCHI, greffiere
tenus en audience publique le 13 Décembre 2024
jugement contradictoire, rendu en premier ressort, le 14 février 2025 prorogé au 14 Mars 2025 par le même magistrat
Société [2] C/ [10]
N° RG 18/00880 - N° Portalis DB2H-W-B7C-SI3O N° RG 20/02448
DEMANDERESSE
Société [2], société en liquidation de droit lituanien représentée par Monsieur [T] [G], domicilié [Adresse 1] représentée par la SELARL JUMP AVOCATS, avocats au barreau de LYON, vestiaire : 970
DÉFENDERESSE
[10], dont le siège social est sis [Adresse 7] représentée par Madame [K], munie d’un pouvoir
Notification le : Une copie certifiée conforme à :
Société [2] [10] la SELARL [5], vestiaire : 970 Une copie revêtue de la formule exécutoire :
Société [2] [10] la SELARL [5], vestiaire : 970 Une copie certifiée conforme au dossier FAITS, PROCEDURE ET PRETENTIONS DES PARTIES
La société [2] a fait l'objet d'un contrôle de l’[8] ([9]) Rhône-Alpes portant sur l’application des législations de sécurité sociale, d’assurance chômage et de garantie des salaires pour la période du 1er janvier 2013 au 31 décembre 2014.
A l'issue des opérations de contrôle, un redressement à hauteur de 331 159 euros en cotisations et contributions de sécurité sociale, outre 132 464 euros au titre des majorations de redressement complémentaire pour infraction de travail dissimulé a été envisagé selon lettre d'observations du 29 juin 2017.
Par courrier du 19 juillet 2017, la société a fait valoir ses observations visant à contester le redressement envisagé.
En réponse, par courrier du 5 septembre 2017, l’inspecteur du recouvrement a maintenu le redressement pour son entier montant.
Le 29 novembre 2017, l'URSSAF a adressé à la cotisante une mise en demeure portant sur un montant total de 531 123 euros, soit 331 159 euros au titre des cotisations et contributions de sécurité sociale, 132 464 euros au titre des majorations de redressement pour infraction de travail dissimulé et 67 500 euros au titre des majorations de retard.
Par courrier du 25 janvier 2018, dont il a été accusé réception par courrier du 1er février 2018, la société a formé un recours gracieux devant la Commission de Recours Amiable ([3]) de l'URSSAF afin de contester le redressement ainsi notifié.
La société a saisi le tribunal des affaires de sécurité sociale de Lyon, devenu le pôle social du tribunal judiciaire de Lyon, d’une requête du 25 avril 2018, reçue par le greffe du tribunal à cette même date, aux fins de contestation de la décision implicite de rejet de la [3]. Cette requête a été enregistrée sous le numéro de RG 18/00880.
Par décision du 25 septembre 2020, notifiée le 1er octobre 2020, la [3] a rejeté la contestation de la société et maintenu le redressement pour son entier montant.
La société a saisi le pôle social tribunal judiciaire de Lyon d’une seconde requête datée du 8 décembre 2020, reçue par le greffe du tribunal à la même date, afin de contester la décision de rejet explicite de la [3].
Cette seconde requête a été enregistrée sous le numéro de RG 20/02448. Les affaires ont été appelées à l’audience du 13 décembre 2024.
Dans le dernier état de ses conclusions soutenues oralement à l'audience, la société [2] demande au tribunal de :
A titre liminaire : prononcer la jonction des instances enrôlées sous les numéros RG 18/0880 et 20/02448 ; juger que la lettre d’observations du 29 juin 2017 et la mise en demeure du 29 novembre 2017 sont nulles et de nul effet. Par conséquent, annuler : l’ensemble de la procédure de régularisation effectuée par l’URSSAF Rhône-Alpes ; la mise en demeure du 29 novembre 2017 d’avoir à payer les sommes suivantes : 331 159 euros à titre de cotisations, 132 464 à titre de majorations de redressement pour infraction de travail dissimulé, 67 500 à titre de majorations de retard ; la décision implicite de rejet de la [4] de la demande du 25 janvier 2018 de la société [2] d’annulation de la mise en demeure du 29 novembre 2017 et ses redressements afférents ;la décision du 25 septembre 2020 (notifiée par lettre datée du 1er octobre 2020) de la [4] de rejet de la société du 25 janvier 2018 d’annulation de la mise en demeure du 29 novembre et des redressements afférents ; le redressement de 331 159 euros à titre de cotisations et contributions de sécurité sociale, outre 132 464 euros à titre de majorations de redressement pour infraction de travail dissimulé et de 67 500 euros à titre de majorations de retard avec toutes conséquences de droit et notamment la décharge de toute somme due au titre des