Surendettement, 31 mars 2025 — 24/00287
Texte intégral
TRIBUNAL JUDICIAIRE DE PONTOISE Chambre de proximité Service Surendettement [Adresse 8] [Adresse 22] [Localité 19]
☎ : [XXXXXXXX01]
[Courriel 42]
N° RG 24/00287 - N° Portalis DB3U-W-B7I-N3GC
N° Minute :
DEMANDERESSE : S.A.R.L. [35]
Débiteur(s), trice(s) : [L] [N] [G]
Copie délivrée le : à :
Copie exécutoire délivrée le :
à : JUGEMENT du 31 mars 2025
DEMANDERESSE : S.A.R.L. [35] Chez [37] [Adresse 5] [Localité 9] non comparante, ni représentée
DÉFENDEURS : Monsieur [G] [L] [N] [Adresse 38] [Adresse 4] [Localité 18] comparant en personne
[31] ACHEMINEMENT [Localité 39] [Adresse 43] [Localité 20] représentée par Mme [E] [S] (Autre) muni d'un pouvoir spécial
VAL D'OISE HABITAT [Adresse 2] [Adresse 26] [Localité 17] représentée par Me CHAUMANET, avocat au barreau de PARIS, vestiaire : R101
[23] ([32]) [Adresse 10] [Localité 12] non comparante, ni représentée
[44] [Adresse 3] [Localité 14] non comparante, ni représentée
[29] [Adresse 15] [Localité 16] non comparante, ni représentée
[24] [28] [Adresse 6] [Localité 13] non comparante, ni représentée
[33] [Adresse 7] LE JARDIN SUEDOIS [Localité 11] non comparante, ni représentée
COMPOSITION DU TRIBUNAL :
Président : SAUVE Florence Greffier : FLIS Christelle
DÉBATS :
Audience publique du : 03 mars 2025
Après que les formalités des articles 430 et suivants du code de procédure civile eurent été respectées, le Tribunal a rendu le jugement suivant :
au nom du peuple français :
Exposé du litige
M. [G] [L] [N] a saisi la [25] afin de bénéficier de la procédure de surendettement des particuliers le 19 décembre 2023 pour la première fois.
La commission de surendettement a déclaré sa demande recevable le 23 janvier 2024 puis, considérant que le débiteur se trouvait dans une situation irrémédiablement compromise, la commission a recommandé une procédure de rétablissement personnel sans liquidation judiciaire lors de sa séance du 19 mars 2024.
Cette décision a été notifiée au débiteur et à ses créanciers et notamment à [35] le 21 mars 2024.
Par lettre recommandée avec accusé de réception envoyée le 19 avril 2024, [35] a expliqué que la situation n’était pas irrémédiablement compromise compte tenu de son âge, de sa formation de comptable lui permettant de trouver un travail et n’ayant pas de charges de famille handicapantes. Il demande la mise en place d’un moratoire de 12 à 24 mois le temps de retrouver un emploi.
Le débiteur et ses créanciers ont été convoqués à l'audience du 3 mars 2025 par lettre recommandée avec demande d'avis de réception, adressée quinze jours avant l'audience.
[35] a maintenu sa contestation par courrier réitérant les éléments de sa contestation. Il déclare une créance de 695,35 euros pour le dossier 152757 et une autre de 9577,53 euros pour le dossier 163481 et agit en exécution d’un jugement rendu par le tribunal d’instance de Poissy le 10 janvier 2019.
M. [L] [N] a expliqué avoir été expulsé le 22 octobre 2024 et être depuis lors sans domicile fixe. Cette expulsion a engendré de nouvelles dettes et la perte de ses affaires de travail et personnelles, mis fin à sa formation professionnelle. Le contrat à durée déterminée au sein de l’association [21] prend fin le 22 mars 2025 sans possibilité de le reconduire. Il est actif dans ses recherches d’emploi qui restent infructueuses pour le moment. Il rappelle avoir une enfant qui vit avec sa mère. [46], représentée par son conseil, a actualisé sa créance à la somme de 7285,41 euros et rappelé que cette dette est née postérieurement à l’indemnisation de l’Etat. Elle s’oppose à tout effacement de sa créance.
[30], dûment représentée a confirmé le montant de sa créance et s’est opposée à tout effacement de cette dernière.
L'affaire a été mise en délibéré au 31 mars 2025, la décision étant prononcée par mise à disposition au greffe de la juridiction.
Motifs de la décision
Sur la recevabilité de la contestation de [35]
La contestation de [35] formée dans les formes et délais prévus par l'article R 733- 6 du code de la consommation doit être déclarée régulière et recevable.
Sur les mesures de redressement de la situation et sur le prononcé d'un rétablissement personnel sans liquidation judiciaire
Le code de la consommation prévoit que :
Article L724-1 : Lorsqu'il ressort de l'examen de la demande de traitement de la situation de surendettement que les ressources ou l'actif réalisable du débiteur le permettent, la commission prescrit des mesures de traitement dans les conditions prévues aux articles L. 732-1, L. 733-1, L. 733-4 et L. 733-7.
Lorsque le débiteur se trouve dans une situation irrémédiablement compromise caractérisée par l'impossibilité manifeste de mettre en œuvre des mesures de traitement mentionnées au premier alinéa, la commission peut, dans les conditions du présent livre :
1° Soit imposer un rétablissement personnel sans liquidation judiciaire si elle constate que le débiteur ne possède que des biens meublants nécessaires à