5ème chambre sociale PH, 8 avril 2025 — 23/02659
Texte intégral
RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
AU NOM DU PEUPLE FRANÇAIS
ARRÊT N°
N° RG 23/02659 - N° Portalis DBVH-V-B7H-I5IL
EM/EB
CONSEIL DE PRUD'HOMMES - FORMATION PARITAIRE DE NIMES
18 juillet 2023
RG :23/00104
[E]
C/
Me [S] [T] - Mandataire liquidateur de S.A.S. MCGR
CGEA AGS [Localité 9]
Grosse délivrée le 08 AVRIL 2025 à :
- Me BROS
COUR D'APPEL DE NÎMES
CHAMBRE CIVILE
5ème chambre sociale PH
ARRÊT DU 08 AVRIL 2025
Décision déférée à la Cour : Jugement du Conseil de Prud'hommes - Formation paritaire de NIMES en date du 18 Juillet 2023, N°23/00104
COMPOSITION DE LA COUR LORS DES DÉBATS :
Madame Evelyne MARTIN, Conseillère, a entendu les plaidoiries en application de l'article 805 du code de procédure civile, sans opposition des avocats, et en a rendu compte à la cour lors de son délibéré.
COMPOSITION DE LA COUR LORS DU DÉLIBÉRÉ :
M. Yves ROUQUETTE-DUGARET, Président
Madame Evelyne MARTIN, Conseillère
Mme Catherine REYTER LEVIS, Conseillère
GREFFIER :
Mme Delphine OLLMANN, Greffier, lors des débats et Mme Emmanuelle BERGERAS, Greffier lors du prononcé de la décision
DÉBATS :
A l'audience publique du 21 Janvier 2025, où l'affaire a été mise en délibéré au 08 Avril 2025.
Les parties ont été avisées que l'arrêt sera prononcé par sa mise à disposition au greffe de la cour d'appel.
APPELANT :
Monsieur [J] [E]
[Adresse 2]
[Localité 4]
Représenté par Me Guillaume BROS de la SARL LEGANOVA NIMES, avocat au barreau de NIMES
INTIMÉES :
Me [T] [S] (SELARL [S] [T]) - Mandataire liquidateur de S.A.S. MCGR
[Adresse 5]
[Localité 9]
CGEA AGS [Localité 9]
[Adresse 1]
[Adresse 6]
[Localité 9]
ARRÊT :
Arrêt contradictoire, prononcé publiquement et signé par M. Yves ROUQUETTE-DUGARET, Président, le 08 Avril 2025, par mise à disposition au greffe de la cour.
FAITS, PROCÉDURE ET PRÉTENTIONS :
La SAS MCGR qui est spécialisée dans le déploiement de réseaux universels d'infrastructures (télécommunication, mobilité...), a embauché M. [J] [E] à compter du 17 févier 2020 dans le cadre d'un contrat de travail à durée indéterminée à temps complet, en qualité de chargé d'études au sein de l'établissement de [Localité 7], niveau 1.4.2. coefficient 250, statut ETAM.
Par jugement du tribunal de commerce de Toulouse du 10 octobre 2022, la SAS MCGR a été placée en redressement judiciaire avec une date de cessation des paiements fixée au 15 septembre 2022. Le 06 février 2023, la SAS MCGR a été placée en liquidation judiciaire.
Par avenant du 1er juillet 2020, M. [J] [E] a été promu pilote d'activité au niveau 2.2, coefficient 310, statut ETAM.
M. [J] [E] a été placé en arrêt maladie du 23 septembre au 14 octobre 2022.
Le 02 décembre 2022, M. [J] [E] a été convoqué à un entretien préalable à un éventuel licenciement fixé le 13 décembre 2022.
Le 16 décembre 2022, la SAS MCGR a notifié à M. [J] [E] son licenciement pour faute grave, l'employeur lui reprochant un abandon de poste à compter du 03 novembre 2022.
Par requête du 28 février 2023, M. [J] [E] a saisi le conseil de prud'hommes de Nîmes aux fins de contester la rupture de son contrat de travail et de voir condamner la SAS MCGR au paiement de diverses sommes à caractère indemnitaire et salarial.
Par jugement contradictoire rendu le 18 juillet 2023, le conseil de prud'hommes de Nîmes a :
- requalifié la faute grave en cause réelle et sérieuse,
- fixé la créance et condamné la société MCGR à payer à Mr [J] [E] les sommes suivantes :
- 5 621,10 euros au titre de l'indemnité de préavis,
- 562,11 euros au titre des congés payés sur préavis,
- 2 027,71 euros au titre de l'indenmité légale de licenciement,
- débouté Mr [E] du surplus de ses demandes,
- dit que la moyenne des salaires s'établit à 2 000 euros bruts,
- mis les dépens à la charge du défendeur.
Par acte du 28 juillet 2023, M. [J] [E] a régulièrement interjeté appel de cette décision qui lui a été notifiée le 19 juillet 2023.
Par ordonnance en date du 03 octobre 2024, le conseiller de la mise en état a prononcé la clôture de la procédure à effet au 23 décembre 2024. L'affaire a été fixée à l'audience du 21 janvier 2025 à laquelle elle a été retenue.
En l'état de ses dernières écritures en date du 21 septembre 2023 auxquelles il convient de se reporter pour connaître les moyens développés à l'appui de ses prétentions, M. [J] [E] demande à la cour de :
- INFIRMER partiellement le jugement déféré en ce qu'il a :
- Débouté Monsieur [E] de sa demande de reclassification ;
- Jugé que la procédure de licenciement n'était pas irrégulière ;
- Jugé que la société MCGR n'avait pas exécuté de façon déloyale le contrat ;
- Jugé que licenciement pour faute grave de Monsieur [E] en raison d'un prétendu abandon de poste n'était pas abusif et devait être requalifié en cause réelle et sérieuse ;
- Par conséquent, débouté Monsieur [E] de sa demande de fix