1ère chambre, 10 avril 2025 — 25/00313
Texte intégral
ARRÊT N°
N° RG 25/00313 -
N° Portalis DBVH-V-B7J-JO4A
AB
COUR D'APPEL DE NÎMES
Arrêt N°26
23 janvier 2025
RG:23/00668
SA COMPAGNIE EUROPÉENNE DE GARANTIES ET CAUTIONS
C/
[R]
[E] épouse [R]
SA MY MONEY BANK
Copies exécutoires
délivrées le
10 avril 2025 à :
Me Emmanuelle Vajou
Me Clotilde Lamy
Me Sabine Manchet
COUR D'APPEL DE NÎMES
CHAMBRE CIVILE
1ère chambre
ARRÊT DU 10 AVRIL 2025
REQUÊTE EN RECTIFICATION D'ERREUR MATÉRIELLE PRÉSENTÉE PAR :
La Sa COMPAGNIE EUROPÉENNE DE GARANTIES ET CAUTIONS,
RCS de NANTERRE (92)n° 382 506 079,
nouvelle dénomination de la COMPAGNIE EUROPÉENNE DE GARANTIES IMMOBILIÈRES venant aux droits et actions de la société SACCEF par suite de sa fusion par absorption, prise en la personne de son représentant légal en exercice domicilié en cette qualité,
[Adresse 8]
[Adresse 8]
[Localité 5]
Représentée par Me Emmanuelle Vajou de la Selarl LX Nîmes, postulante, avocate au barreau de Nîmes
Représentée par Me Frédéric Alleaume de la Scp Axiojuris Lexiens, plaidant, avocat au barreau de Lyon
CONTRE :
M. [N] [R]
né le [Date naissance 3] 1958 à [Localité 6] (07)
[Adresse 9]
[Adresse 9]
[Localité 1]
Mme [W] [E] épouse [R]
née le [Date naissance 2] 1965 à [Localité 10]
[Adresse 9]
[Adresse 9]
[Localité 1]
Représentés par Me Clotilde Lamy de la Selarl Cabinet Lamy Pomiès-Richaud Avocats Associés, postulant, avocate au barreau de Nîmes
Représentés par Me Cécile Pion de la Scp Gobert & Associés, plaidant, avocate au barreau de Marseille
La Sa MY MONEY BANK
prise en la personne de son représentant légal en exercice, domicilié en cette qualité
[Adresse 7]
[Adresse 7]
[Localité 4]
Représentée par Me Sabine Manchet, postulante, avocate au barreau de Nîmes
Représentée par Me François Verriele, plaidant, avocat au barreau de Paris
Affectant l'arrêt n° 26 du 23 janvier 2025
COMPOSITION DE LA COUR
Mme Isabelle Defarge, présidente de chambre,
Mme Alexandra Berger, conseillère,
Mme Audrey Gentilini, conseillère,
GREFFIER :
Mme Audrey Bachimont, greffière,
ARRÊT :
Arrêt rendu sans débat, contradictoire, prononcé publiquement et signé par Mme Isabelle Defarge, présidente de chambre, le 10 avril 2025, par mise à disposition au greffe de la cour
EXPOSÉ DU LITIGE
Par arrêt en date du 23 janvier 2025, cette cour :
- a confirmé le jugement du tribunal judiciaire de Privas en ce qu'il a fixé la créance de la CEGC à l'encontre de M. [N] [R] et Mme [W] [E] épouse [R] à la somme de 541 509,15 euros,
- l'a infirmé en ses autres dispositions soumises à la cour,
Statuant à nouveau de ces chefs
- a condamné M. [N] [R] et Mme [W] [E] épouse [R] à payer à la Compagnie Européenne de Garantie et Cautions la somme de 541 509,15 euros avec intérêts au taux légal à compter du 22 juin 2009,
- a ordonné la capitalisation annuelle des intérêts à compter du 22 juin 2010,
Y ajoutant,
- a condamné M. [N] [R] et Mme [W] [E] épouse [R] aux dépens d'appel avec distraction au profit de Me Manchet-Frontin,
- a condamné M. [N] [R] et Mme [W] [E] épouse [R] à payer la somme de 800 euros chacun à la Compagnie Européenne de Garantie et Cautions et la société Money Bank par application des dispositions de l'article 700 du code de procédure civile.
Par déclaration du 31 janvier 2025, la CEGC a saisi la cour d'une requête en rectification de l'erreur matérielle relative à la condamnation de M. et Mme [R] au paiement de sa créance entachant selon elle le dispositif de cet arrêt.
Invitée à cet effet le 04 février 2025, la société Money Bank s'associe à la demande de la CEGC.
M. et Mme [R] n'ont pas formulé d'observations.
MOTIFS
Selon les dispositions de l'article 462 du code de procédure civile les erreurs et omissions matérielles qui affectent un jugement, même passé en force de chose jugée, peuvent toujours être réparées par la juridiction qui l'a rendu ou par celle à laquelle il est déféré, selon ce que le dossier révèle ou, à défaut, ce que la raison commande.
Le juge est saisi par simple requête de l'une des parties, ou par requête commune ; il peut aussi se saisir d'office.
Le juge statue après avoir entendu les parties ou celles-ci appelées. Toutefois, lorsqu'il est saisi par requête, il statue sans audience, à moins qu'il n'estime nécessaire d'entendre les parties.
La décision rectificative est mentionnée sur la minute et sur les expéditions du jugement. Elle est notifiée comme le jugement.
Si la décision rectifiée est passée en force de chose jugée, la décision rectificative ne peut être attaquée que par la voie du recours en cassation.
En l'espèce, l'arrêt indique en page 10 que M. et Mme [R] seront condamnés solidairement à lui payer (à la CEGC) la somme de 541 509,15 euros avec intérêts au taux légal à compter du 22 juin 2009, date de la mise en demeure qui leur a été adressée et capitalisation annuelle des intérêts à compter du 22 juin