Quatrième Chambre, 8 avril 2025 — 24/05586
Texte intégral
TRIBUNAL JUDICIAIRE DE [Localité 8]
Quatrième Chambre
N° RG 24/05586 - N° Portalis DB2H-W-B7I-ZTAD
Jugement du 08 Avril 2025
Minute Numéro :
Notifié le :
1 Grosse et 1 Copie à
Me Frédéric ALLEAUME de la SCP AXIOJURIS LEXIENS, vestiaire : 786
Copie Dossier RÉPUBLIQUE FRANÇAISE AU NOM DU PEUPLE FRANÇAIS
Le Tribunal judiciaire de LYON, statuant publiquement et en premier ressort, a rendu par mise à disposition au greffe, en son audience de la Quatrième chambre du 08 Avril 2025 le jugement réputé contradictoire suivant,
Après que l’instruction eut été clôturée le 03 Décembre 2024, et que la cause eut été débattue à l’audience publique du 04 Février 2025 devant :
Président : Stéphanie BENOIT, Vice-Présidente Siégeant en formation Juge Unique Greffier : Karine ORTI,
Et après qu’il en eut été délibéré par le magistrat ayant assisté aux débats dans l’affaire opposant :
DEMANDERESSE
La COMPAGNIE EUROPEENNE DE GARANTIES ET CAUTIONS, venant aux droits et actions de la société SACCEF, Société Anonyme à Conseil d’Administration, prise en la personne de son représentant légal en exercice dont le siège social est [Adresse 6] [Adresse 3] [Localité 5]
représentée par Maître Frédéric ALLEAUME de la SCP AXIOJURIS LEXIENS, avocats au barreau de LYON
DEFENDEUR
Monsieur [N] [G] né le [Date naissance 1] 1976 à [Localité 7] (42) [Adresse 2] [Localité 4]
défaillant n’ayant pas constitué avocat EXPOSÉ DU LITIGE
Suivant acte de commissaire de justice en date du 18 juillet 2024, la SA Compagnie Européenne de Garanties et Cautions (CEGC) a fait assigner Monsieur [N] [G] devant le tribunal judiciaire de LYON, l’intéressé n’ayant pas constitué avocat.
Elle expose avoir garanti de son cautionnement un prêt accordé à Monsieur [G] et avoir dû se substituer à l’emprunteur défaillant, sans remboursement en retour nonobstant les démarches entreprises à cette fin.
Aux termes de son assignation rédigée au visa de l’ancien article 2305 du code civil, la CEGC attend de la formation de jugement qu’elle condamne la partie adverse à lui régler la somme de 64 412, 03 € assortie des intérêts au taux légal à comper du 5 juillet 2024 ainsi qu’une indemnité réparatrice de 2 500 €, outre le paiement d’une somme de 2 420, 31 € sur le fondement de l’article 2308 (2305 ancien) du code civil ou à défaut au titre des frais irrépétibles conformément à l’article 700 du code de procédure civile, en sus des dépens. Il est également demandé au tribunal d’ordonner l’exécution provisoire de droit.
MOTIFS DE LA DÉCISION
Il sera rappelé à titre liminaire que l'article 9 du code de procédure civile impose à celui qui entend obtenir satisfaction de sa demande de rapporter la preuve des faits nécessaires à son succès.
Par ailleurs, l'article 472 de ce même code dispose que si le défendeur ne comparaît pas, il est néanmoins statué sur le fond, étant précisé qu'il n'est fait droit à la demande que dans la mesure où la juridiction civile l'estime régulière, recevable et bien fondée.
L'ancien article 2305 du code civil prévoit que la caution qui a payé dispose d'un recours personnel contre le débiteur principal, tant pour le principal que pour les intérêts et frais engagés postérieurement à la dénonciation des poursuites dirigées contre elle.
En l’espèce, la CEGC démontre qu’en vertu d’une offre émise le 30 juillet 2005 acceptée le 31 août 2005 et ayant donné lieu à un avenant formalisé le 22 avril 2020, la Caisse d’Epargne de Loire Drôme Ardèche a consenti à Monsieur [G] un prêt PH TACTI MOD TUNNEL +3-1 n°3034793 de 120 000 €, relativement auquel elle a pris un engagement de caution daté du 5 août 2005 prévoyant le versement d’une commission de 1 920 €.
La demanderesse produit une quittance subrogative établie le 5 juillet 2024 par l’établissement bancaire attestant d’un paiement par ses soins d’une somme de 64 412, 03 € au titre du prêt en question. Elle justifie également de l’envoi à Monsieur [G] d’une mise en demeure aux fins de remboursement de ladite somme, au moyen d’un pli recommandé daté du 11 juillet 2024 avisé mais non réclamé.
Au regard de ces éléments, Monsieur [G] sera condamné à régler à la CEGC la somme sollicitée de 64 412, 03 € avec intérêts au taux légal courant à compter du 11 juillet 2024.
La partie demanderesse présente une réclamation indemnitaire tenant à une revente anticipée du bien immobilier acquis grâce au concours financier obtenu de la Caisse d’Epargne. En l’absence de démonstration suffisante de l’effectivité d’un dommage, la prétention ne sera pas satisfaite.
En application de l'article 696 du code de procédure civile, Monsieur [G] sera condamné aux dépens de la présente instance. Il devra également régler à la CEGC une somme de 1 800 € au titre des frais irrépétibles et ce conformément à l'article 700 du code de procédure civile. En effet, les frais visés par l'ancien article 2305 du code civil ne sauraient comprendre les frais irrépétibles auxquels est consacré un texte spécif