Référé président, 3 avril 2025 — 25/00091
Texte intégral
N° RG 25/00091 - N° Portalis DBYS-W-B7J-NRG2
Minute N° 2025/
ORDONNANCE DE RÉFÉRÉ
du 03 Avril 2025
-----------------------------------------
[F] [T] [S] [H]
C/
[A] [U]
---------------------------------------
copie certifiée conforme délivrée le 03/04/2025 à :
Me Olivier FOUCHER - 341 Maître Jean-Marc LEON de la SELARL ROULLEAUX-LEON AVOCAT - 9 dossier copie électronique délivrée le 03/04/2025 à :
L’expert
MINUTES DU GREFFE
DU TRIBUNAL JUDICIAIRE DE NANTES
([Localité 9]-Atlantique)
_________________________________________
ORDONNANCE DE RÉFÉRÉ _________________________________________
Président : Pierre GRAMAIZE
Greffier : Eléonore GUYON
DÉBATS à l'audience publique du 13 Mars 2025
PRONONCÉ fixé au 03 Avril 2025
Ordonnance contradictoire, mise à disposition au greffe
ENTRE :
Monsieur [F] [T], demeurant [Adresse 3] Rep/assistant : Maître Jean-Marc LEON de la SELARL ROULLEAUX-LEON AVOCAT, avocats au barreau de NANTES
Madame [S] [H], demeurant [Adresse 3] Rep/assistant : Maître Jean-Marc LEON de la SELARL ROULLEAUX-LEON AVOCAT, avocats au barreau de NANTES
DEMANDEURS
D'UNE PART
ET :
Monsieur [A] [U], demeurant [Adresse 5] Rep/assistant : Me Olivier FOUCHER, avocat au barreau de NANTES
DÉFENDEUR
D'AUTRE PART
N° RG 25/00091 - N° Portalis DBYS-W-B7J-NRG2 du 03 Avril 2025
PRESENTATION DU LITIGE
Suivant acte dressé le 6 mars 2020 par Me [E] [J], notaire à [Localité 13], M. [F] [T] et Mme [S] [H] ont fait l'acquisition d'une maison d'habitation située [Adresse 4] à [Localité 12].
M. [A] [U] est propriétaire d'une ferme voisine et de différentes parcelles dont la parcelle cadastrée F n° [Cadastre 6] qui bénéficie d'une servitude de passage définie dans l'acte du 6 mars 2020 sur la parcelle F n° [Cadastre 7] appartenant M. [F] [T] et Mme [S] [H].
Se plaignant d'une importante activité de leur voisin qui, bien que retraité, se livre à du stockage de bois entraînant une circulation importante d'engins dans leur cour, M. [F] [T] et Mme [S] [H] ont fait assigner en référé M. [A] [U] par acte de commissaire de justice du 21 janvier 2025 afin de solliciter l'organisation d'une expertise dans le but de donner un avis sur la fixation de l'assiette du passage.
Dans leurs dernières conclusions, M. [F] [T] et Mme [S] [H] font notamment valoir que : - leur demande d'expertise repose sur un motif légitime, - le document produit par leur adversaire n'est pas un procès-verbal de bornage mais une esquisse et porte uniquement sur les limites de propriété sans que l'assiette du passage n'y soit précisée, - la servitude stipule qu'elle ne peut être exercée que par l'endroit le moins dommageable et qu'elle devra rester libre, ce qui exclut toute activité gênante comme le stationnement, - il semble possible pour M. [U] de faire passer ses véhicules par un autre accès pour son exploitation et les arrêts fréquents sont incompatibles avec les conditions d'usage du passage, - l'expert devra donner son avis sur la dépréciation du fonds servant, ainsi que sur l'indemnité correspondant aux dommages occasionnés par celui-ci.
Dans ses dernières conclusions, M. [A] [U] conclut au débouté des demandeurs avec condamnation de ceux-ci au paiement in solidum d'une somme de 1 500 € de dommages et intérêts pour procédure abusive en statuant ce que de droit quant à une éventuelle amende civile, ainsi qu'au paiement in solidum d'une somme de 3 000 € au titre de l'article 700 du code de procédure civile outre les dépens, en répliquant que : - la servitude définie dans l'acte du 6 mars 2020 a été délimitée par procès-verbal de bornage du 6 juillet 2004 et la modification du parcellaire cadastral a été enregistrée à la direction générale de Impôts, - des bornes existent sur les lieux conformément au plan cadastral, de sorte que l'action ne repose sur aucun motif légitime, - le seul motif de l'assignation réside dans la volonté des demandeurs de l'ennuyer et de réduire l'assiette de son droit de passage.
MOTIFS DE LA DECISION
Sur la demande d'expertise :
M. [F] [T] et Mme [S] [H] présentent des copies des documents suivants : - acte notarié du 6 mars 2020, - constat d'échec de tentative de conciliation, - plan cadastral, - croquis de bornage, - photographie.
Il résulte des pièces produites et des explications données que les causes et conséquences des conditions d'exercice de la servitude par leur voisin dont se plaignent M. [F] [T] et Mme [S] [H] sont en litige.
Le titre de propriété des demandeurs mentionne un rappel de la servitude figurant dans un précédent acte du 5 novembre 1982 reçu par Me [V] [W], notaire à [Localité 14], ainsi définie : « Les consorts [U] concèdent à Monsieur [A] [U], acquéreur, un droit de passage sur le terrain restant leur appartenir indivisément, cadastré section F n°[Cadastre 7] pour 5 a84ca pour accéder à l'immeuble présentement acquis cadastrée section F n°[Cadastre 6] pour 2a 28 ca. Ce droit de passage s'exercera par l'endroit le moins dommageable et