Chambre 1 Cabinet 1, 8 avril 2025 — 24/03160
Texte intégral
Minute n°
TRIBUNAL JUDICIAIRE DE METZ
1ère CHAMBRE CIVILE
N° de RG : N° RG 24/03160 - N° Portalis DBZJ-W-B7I-LCD3
JUGEMENT DU 08 AVRIL 2025
I PARTIES
DEMANDERESSE :
Syndicat des Copropriétaires de la résidence sise [Adresse 5], représenté par son syndic la S.A.S. CABINET HERBETH IMMOBILIER, en la personne de son représentant légal, dont le siège social est sis [Adresse 1]
représentée par Me Marie-Dominique MOUSTARD, avocat au barreau de METZ, vestiaire : C303
DÉFENDEUR :
Monsieur [E] [K], demeurant [Adresse 3]
non comparant, non représenté
II COMPOSITION DU TRIBUNAL
Débat à l’audience publique du 14 JANVIER 2025
Président : Manuel DELMAS-GOYON, Président du Tribunal Judiciaire, statuant en la procédure accélérée au fond
Greffier : Anna FELTES
Les parties ont été avisées que le jugement serait mis à leur disposition au greffe le 04 MARS 2025, délibéré prorogé en son dernier état au 08 AVRIL 2025
III PROCÉDURE
EXPOSÉ DU LITIGE
Par acte de commissaire de Justice signifié en date du 20 décembre 2024, le Syndicat des Copropriétaires de la résidence sise [Adresse 4] 57000 [Adresse 8], représenté par son syndic la S.A.S. CABINET HERBETH IMMOBILIER, a fait assigner Monsieur [E] [K] devant le Président du Tribunal judiciaire de ce siège statuant selon la procédure accélérée au fond sur le fondement de l'article 19-2 de la loi du 10 juillet 1965 et du décret du 17 mars 1967, aux fins de voir Monsieur [E] [K] condamné à lui payer : - La somme en principal de 2 523,28 €, outre les intérêts au taux légal à compter du de la mise en demeure, et ce au titre des sommes restant dues appelées au titre des exercices précédents après approbation des comptes, devenant immédiatement exigibles, et ce par application des articles 14-1 et 14-2 de la loi du 10 juillet 1965 ; - La somme de 1 077,36 € au titre des autres provisions non encore échues en application des articles 14-1 ou 14-2 précités ; - La somme de 2 000 € au titre de l'article 700 du Code de procédure civile, outre les frais et dépens de l'instance ; - Le cas échéant, au paiement des frais relatifs aux actes d'exécution de la décision à intervenir, en application de l'article L111-8 du Code des procédures civiles d’exécution, sauf les exceptions prévues par celui-ci ; Et de : - Dire n'y avoir lieu à écarter l'exécution provisoire du jugement à intervenir.
Au soutien de ses prétentions, le Syndicat des Copropriétaires de la résidence sise [Adresse 4] [Localité 6] [Adresse 8] expose que : - Monsieur [E] [K] est propriétaire au sein de la résidence sise [Adresse 5]. - Monsieur [E] [K] était redevable au 21 juin 2024 d'une somme totale de 2 119,91 € au titre des charges de copropriété. - Une mise en demeure lui a été adressée le 21 mai 2024, celle-ci étant restée infructueuse dans un délai de 30 jours à compter de sa réception. - Une relance lui a été adressée le 21 juin 2024, celle-ci étant restée infructueuse dans un délai de 30 jours à compter de sa réception. - Au jour de l'assignation, l'arriéré de charges de copropriété de Monsieur [E] [K] s'élève à la somme totale de 2 523,28 €.
Monsieur [E] [K] n'a pas comparu.
MOTIVATION
Sur la procédure
Aux termes de l'article 473 du Code de procédure civile, lorsque le défendeur ne comparaît pas, le jugement est rendu par défaut si la décision est en dernier ressort et si la citation n'a pas été délivrée à personne ; le jugement est réputé contradictoire lorsque la décision est susceptible d'appel ou lorsque la citation a été délivrée à la personne du défendeur.
En l'espèce, Monsieur [E] [K] n'a pas comparu alors que l'acte lui a été signifié dans les formes de l'article 656 du Code de procédure civile.
La demande en principal étant inférieure à 5 000 €, le jugement est insusceptible d'appel.
Il convient donc de statuer par jugement rendu par défaut.
Sur la demande de paiement des charges de copropriété
Il ressort des articles 10, 14-1 et 14-2 de la loi du 10 juillet 1965 fixant le statut de la copropriété des immeubles bâtis que les copropriétaires doivent participer aux charges des services collectifs et sont en cela tenus de verser au syndicat des provisions égales au quart du budget voté en assemblée générale des copropriétaires, qui détermine également les modalités d'exigibilité des provisions.
Les copropriétaires peuvent être tenus d'alimenter un fonds de travaux par une cotisation annuelle selon les mêmes modalités que celles décidées par l'assemblée générale pour le versement des provisions du budget prévisionnel (article 14-2 de la loi n° 65-557 du 10 juillet 1965).
Enfin sont imputables au copropriétaire les frais exposés par le syndicat notamment les frais de mise en demeure, de relance et de prise d'hypothèque, à compter de la mise en demeure pour le recouvrement d'une créance justifiée à l'encontre d'un copropriétaire, ainsi que les droits et émoluments des actes de huissiers de Justice et le droit de recouvrement ou d'encaissement à la charge du dé