Chambre Sociale-Section 1, 9 avril 2024 — 20/02400

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Texte intégral

Arrêt n° 24/00119

09 avril 2024

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N° RG 20/02400 -

N° Portalis DBVS-V-B7E-FM23

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Conseil de Prud'hommes - Formation paritaire de THIONVILLE

07 décembre 2020

F20/00012

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RÉPUBLIQUE FRANÇAISE

AU NOM DU PEUPLE FRANÇAIS

COUR D'APPEL DE METZ

Chambre Sociale-Section 1

ARRÊT DU

Neuf avril deux mille vingt quatre

APPELANTE :

S.A.S. ESKA prise en la personne de son représentant légal

[Adresse 1]

[Adresse 5]

[Localité 2]

Représentée par Me Véronique HEINRICH, avocat au barreau de METZ, avocat postulant et par la SELARL Frédéric VERRA et Marine CHOLLET, avocats au barreau de NANCY, avocats plaidant

INTIMÉ :

M. [Y] [D]

[Adresse 4]

[Localité 3]

Représenté par Me Eric MUNIER, avocat au barreau de THIONVILLE

COMPOSITION DE LA COUR :

En application des dispositions des articles 805 et 907 du code de procédure civile, l'affaire a été débattue le 20 juin 2023, en audience publique, les parties ne s'y étant pas opposées, devant M. Benoit DEVIGNOT, Conseiller, chargé d'instruire l'affaire.

Ce magistrat a rendu compte des plaidoiries dans le délibéré de la cour, composée de :

Mme Véronique LAMBOLEY-CUNEY, Présidente de chambre

Mme Anne FABERT, Conseillère

M. Benoit DEVIGNOT, Conseiller

Greffier, lors des débats : Mme Hélène BAJEUX

ARRÊT : Contradictoire

Prononcé publiquement par mise à disposition de l'arrêt au greffe de la cour, les parties en ayant été préalablement avisées dans les conditions prévues au troisième alinéa de l'article 450 du code de procédure civile;

Signé par Mme Véronique LAMBOLEY-CUNEY, Présidente de chambre, et par Mathilde TOLUSSO, Greffier placé, à laquelle la minute de la décision a été remise par le magistrat signataire.

Vu l'acte introductif d'instance déposé au greffe le 22 janvier 2020 par lequel M. [Y] [D] a saisi la juridiction prud'homale d'une demande tendant à ce que son licenciement soit déclaré sans cause réelle et sérieuse ;

Vu le jugement contradictoire du 7 décembre 2020 assorti de l'exécution provisoire, par lequel la formation paritaire de la section commerce du conseil de prud'hommes de Thionville a :

- dit le licenciement de M. [D] dénué de cause réelle et sérieuse ;

- condamné la société Eska à payer à M. [D] :

* la somme de 17 512 euros à titre d'indemnité pour licenciement sans cause réelle et sérieuse ;

* 1 500 euros sur le fondement de l'article 700 du code de procédure civile ;

- condamné la société Eska, sous astreinte de 50 euros par jour de retard, à délivrer à M. [D], dans les huit jours suivant le prononcé de 'la décision intervenir', une attestation Pôle emploi conforme à 'la décision à intervenir' ;

- condamné la société Eska aux 'entiers frais et dépens' ;

Vu la déclaration d'appel interjeté par voie électronique le 30 décembre 2020 par la société Eska ;

Vu les dernières conclusions déposées par voie électronique le 30 mai 2022 par la société Eska qui requiert la cour :

- d'infirmer le jugement, en ce qu'il a dit le licenciement de M. [D] dénué de cause réelle et sérieuse, en ce qu'il l'a condamnée à payer à M. [D] la somme de 17 512 euros à titre d'indemnité pour licenciement sans cause réelle et sérieuse, ainsi que la somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article 700 du code de procédure civile, en ce qu'il l'a condamnée, sous astreinte de 50 euros par jour de retard, à délivrer à M. [D], dans les huit jours suivant le prononcé de 'la décision à intervenir', une attestation Pôle emploi conforme à 'la décision à intervenir', en ce qu'il a ordonné l'exécution provisoire et en ce qu'il l'a condamnée aux 'entiers frais et dépens' ;

statuant à nouveau,

- d'écarter la pièce n° 25 versée aux débats par M. [D] ;

- de juger le licenciement bien fondé ;

- de débouter M. [D] de l'ensemble de ses prétentions ;

- de condamner M. [D] à lui rembourser la somme de 19 012 euros indûment perçue;

Vu les dernières conclusions déposées par voie électronique le 23 décembre 2021 par M. [D] qui sollicite que la cour :

- déboute la société Eska de l'ensemble de ses prétentions ;

- infirme le jugement, en ce qu'il a condamné la société Eska à lui payer la somme de 17 512 euros à titre d'indemnité pour licenciement sans cause réelle et sérieuse ;

statuant à nouveau,

- condamne la société Eska à lui payer la somme de 26 268 euros à titre d'indemnité pour licenciement discriminatoire ;

- subsidiairement, condamne la société Eska à lui payer la somme de 25 173,50 euros à titre d'indemnité pour licenciement sans cause réelle et sérieuse ;

- confirme le jugement pour le surplus ;

- condamne la société Eska à lui payer la somme de 3 000 euros sur le fondement de l'article 700 du code de procédure civile ;

Vu l'ordonnance de clôture du 8 novembre 2022 du magistrat chargé de la mise en état;

Vu les autres pièces de la procédure et celles produites par les parties ;

MOTIVATION

S