9ème Ch Sécurité Sociale, 16 avril 2025 — 22/04836

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Texte intégral

9ème Ch Sécurité Sociale

ARRÊT N°

N° RG 22/04836 - N° Portalis DBVL-V-B7G-S77I

M. [E] [W] [X]

C/

[12]

[10]

CPAM D'ILLE ET VILAINE

Copie exécutoire délivrée

le :

à :

Copie certifiée conforme délivrée

le:

à:

RÉPUBLIQUE FRANÇAISE

AU NOM DU PEUPLE FRANÇAIS

COUR D'APPEL DE RENNES

ARRÊT DU 16 AVRIL 2025

COMPOSITION DE LA COUR LORS DU DÉLIBÉRÉ :

Président : Madame Clotilde RIBET, Présidente de chambre

Assesseur : Madame Véronique PUJES, Conseillère

Assesseur : Madame Anne-Emmanuelle PRUAL, Conseillère

GREFFIER :

Monsieur Philippe LE BOUDEC lors des débats et lors du prononcé

DÉBATS :

A l'audience publique du 29 Janvier 2025

devant Madame Clotilde RIBET, magistrat chargé d'instruire l'affaire, tenant seule l'audience, sans opposition des représentants des parties et qui a rendu compte au délibéré collégial

ARRÊT :

Contradictoire, prononcé publiquement le 16 Avril 2025 par mise à disposition au greffe comme indiqué à l'issue des débats

DÉCISION DÉFÉRÉE A LA COUR:

Date de la décision attaquée : 08 Juillet 2022

Décision attaquée : Jugement

Juridiction : Pole social du TJ de Rennes

Références : 20/00384

****

APPELANT :

Monsieur [E] [W] [X]

[Adresse 1]

[Localité 3]

représenté par Me Lara BAKHOS de la SELEURL PAGES - BAKHOS, avocat au barreau de RENNES substituée par Me Constance MORAUD, avocat au barreau de RENNES

INTIMÉES :

LA SOCIETE [11] aux droits de laquelle vient la SOCIETE [12]-SAS

[Adresse 2]

[Localité 6]

représentée par Me François-Xavier MICHEL, avocat au barreau de RENNES substitué par Me Angeline LEPIGOCHE, avocat au barreau de RENNES

LA SAS [10]

[Adresse 13]

[Adresse 13]

[Localité 7]

représentée par Me Romain BOUVET de la SELARL Ledoux & Associés, avocat au barreau de PARIS substitué par Me Marion MINVIELLE, avocat au barreau de PARIS

LA CAISSE PRIMAIRE D'ASSURANCE MALADIE D'ILLE ET VILAINE

[Adresse 8]

[Adresse 8]

[Localité 4]

représentée par Madame [B] [N], en vertu d'un pouvoir spécial

*****

EXPOSÉ DU LITIGE

Le 27 août 2018, la SAS [10] (la société) a déclaré un accident du travail concernant M. [E] [W] [X], salarié intérimaire mis à la disposition de la société [11], aux droits de laquelle vient la SAS [12], en tant qu'opérateur ferrage, mentionnant les circonstances suivantes :

Date : 23 août 2018 ; Heure : 1h40 ;

Lieu de l'accident :[11] [Adresse 9] [Localité 5] ; Lieu de travail habituel ;

Activité de la victime lors de l'accident : M. [W] saisissait une doublure de portière de voiture pour charger un robot ;

Nature de l'accident : selon ses dires, M. [W] a reçu la doublure de portière au visage et s'est entaillé la joue droite ;

Siège des lésions : face ;

Nature des lésions : plaies ;

Horaire de la victime le jour de l'accident : 21h02 à 04h34 ;

Accident connu le 23 août 2018 par les préposés de l'employeur, décrit par la victime.

Le certificat médical initial, établi le 23 août 2018 par le docteur [D], fait état d'une 'plaie pommette droite, face', avec prescription de soins sans arrêt de travail jusqu'au 7 septembre 2018.

Par décision du 29 août 2018, la caisse primaire d'assurance maladie d'Ille-et-Vilaine (la caisse) a pris en charge l'accident au titre de la législation sur les risques professionnels.

Par courrier du 21 décembre 2018, après avis du médecin conseil, la caisse a fixé la date de consolidation de M. [W] [X] au 24 décembre 2018.

Par décision du 18 avril 2019, la caisse a notifié à la société et à M. [W] [X] son taux d'incapacité permanente partielle (IPP) évalué à 8 %, avec attribution d'une indemnité en capital à la date du 25 décembre 2018.

M. [W] [X], contestant ce taux, a saisi la commission de recours amiable, laquelle a rejeté son recours lors de sa séance du 9 octobre 2019.

Le 30 décembre 2019, M. [W] [X] a porté le litige devant le pôle social du tribunal de grande instance de Rennes, lequel, devenu pôle social du tribunal judiciaire, a confirmé la décision de la caisse qui lui a notifié le 18 avril 2019 un taux d'IPP de 8 % et l'a condamné aux dépens par jugement du 22 juin 2021.

Par courrier du 31 janvier 2020, M. [W] [X] a formé une demande en reconnaissance de la faute inexcusable de son employeur auprès de la caisse, laquelle a dressé un procès-verbal de carence le 30 juillet 2020.

M. [W] [X] a porté le litige devant le pôle social du tribunal judiciaire de Rennes le 16 juin 2020.

Par jugement du 8 juillet 2022, ce tribunal a :

- débouté M. [X] [W] de sa demande de reconnaissance de la faute inexcusable de la société ;

- mis hors de cause la société [11] ;

- débouté les parties de leurs demandes relatives à l'article 700 du code de procédure civile ;

- condamné M. [X] [W] aux dépens.

Par déclaration adressée le 28 juillet 2022 par communication électronique, M. [W] [X] a interjeté appel de ce jugement adressé par le greffe le 20 juillet 2022 (AR manquant).

Par