, 16 avril 2025 — 2024F01698

Cour de cassation —

Texte intégral

TRIBUNAL DE COMMERCE DE SAINT-ETIENNE

16/04/2025 JUGEMENT DU SEIZE AVRIL DEUX MILLE VINGT-CINQ

Numéro de rôle général : 2024F1698 Numéro de Procédure collective : 2024RJ201

JUGEMENT AUTORISANT LE RENOUVELLEMENT EXCEPTIONNEL DE LA PERIODE D'OBSERVATION

DEBITEUR : La SARL AUX DELICES D'AUTREFOIS [Adresse 4] [Localité 3] Inscrit au RCS sous le numéro 523 710 507

Activité : Chocolaterie, pâtisserie, glacier, salon de thé.

Dirigeant : Monsieur [Y] [V]

Comparution : en personne

Décision contradictoire et en dernier ressort

COMPOSITION DU TRIBUNAL : Président : Monsieur Laurent BECUWE Juges : Madame Marlène GIROUD Monsieur Gilbert DELAHAYE lors des débats, du délibéré et du prononcé.

Assistés, lors des débats et du prononcé, de Mademoiselle Clémentine FAURE, commis-greffier, et en présence de Monsieur Henry DE PONCINS, représentant le ministère public.

Débats à l'audience en Chambre du Conseil du 16/04/2025.

Jugement prononcé en audience publique le 16/04/2025 par Monsieur Laurent BECUWE, président assisté de Mademoiselle Clémentine FAURE, commis-greffier, qui l’ont signé.

FAITS-MOYENS-PROCEDURE

Par jugement rendu le 24/04/2024, le Tribunal a ouvert une procédure de redressement judiciaire concernant la SARL AUX DELICES D'AUTREFOIS et a fixé une période d'observation en vue de l'établissement d'un bilan économique, social et environnemental et de propositions pour le règlement des dettes de l'entreprise.

DISCUSSION

Attendu que le mandataire judiciaire déclare que les derniers résultats sont encourageants, que la trésorerie est positive ; qu’il sollicite du Ministère Public le renouvellement exceptionnel de la période d’observation aux fins de permettre à la société débitrice de finaliser son projet de plan et circulariser les propositions de règlement des dettes à l’ensemble de ses créanciers voire d’envisager une cession de l’entreprise,

Attendu que le débiteur explique avoir réduit ses effectifs et que son chiffre d’affaires a augmenté, mais que ce rythme de travail n’est pas soutenable à moyen long terme de sorte qu’il s’interroge toujours sur l’opportunité de poursuivre l’exploitation et demande du temps supplémentaire pour se décider,

Attendu qu’à l’audience, le Ministère public requiert à titre exceptionnel la prolongation de la période d’observation aux fins de permettre la finalisation et la circularisation auprès des créanciers d’un projet de plan de redressement ou la cession ou la liquidation si aucune solution n’apparaît viable,

Attendu qu’il résulte des documents versés aux débats et des explications fournies à l’audience qu’à l’effet de parvenir à une issue de la procédure, favorable à l’entreprise et conforme aux objectifs de la loi définis à l’article L.631-1 du Code de Commerce, il y a lieu de renouveler à titre exceptionnel la période d’observation de la procédure de redressement judiciaire jusqu’au 22/10/2025.

PAR CES MOTIFS

Le Tribunal statuant par décision contradictoire et en dernier ressort, sauf à l’égard du Ministère Public,

Vu le livre VI du Code de Commerce traitant des difficultés des entreprises, en particulier ses articles L.621-3, L.631-7 et R.631-7,

Sur requête orale du Ministère Public,

Vu le rapport du mandataire judiciaire,

Renouvelle exceptionnellement jusqu’au 22/10/2025 la période d’observation de la procédure de redressement judiciaire de la SARL AUX DELICES D'AUTREFOIS.

Dit que l’affaire reviendra à l’audience en Chambre du Conseil de ce Tribunal du 22/10/2025 à 14:30, à l’effet qu’il soit statué la fin de la procédure, l’arrêt du plan ou le prononcé de la liquidation judiciaire de l’entreprise, en cas de redressement manifestement impossible.

Dit que le débiteur, le cas échéant le représentant des salariés et le mandataire judiciaire, devront se présenter à l'audience de ce Tribunal le 22/10/2025 à 14:30 sis [Adresse 1], [Localité 2] pour y être entendus,

Dit qu’il appartiendra au dirigeant de l’entreprise de déposer au greffe, au moins cinq jours avant l’audience, un rapport sur la situation financière, économie et sociale de l’entreprise et de le communiquer directement au Ministère public, au juge-commissaire, au mandataire judiciaire et le cas échéant, aux contrôleur(s), représentant des salariés, représentants du comité d’entreprise ou, à défaut, aux délégués du personnel.

Dit que s’il existe en vue de cette prochaine audience une possibilité sérieuse pour l’entreprise de bénéficier d'un plan de redressement, il appartiendra au dirigeant de l’entreprise de déposer au greffe le projet de plan, une quinzaine de jours avant l’audience.

Dit que par souci d'efficacité et dans le même délai, le dirigeant de l’entreprise devra assurer directement la communication de ce projet de plan auprès du Ministère public, du juge-commissaire et du mandataire judiciaire et le échéant, auprès des contrôleur(s), représentant des salariés, représentants du comité d’entreprise ou, à défaut, des délégués du personnel.

Dit qu’en cas de dégradation de la situation