Chambre des Rétentions, 25 avril 2025 — 25/01236

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Texte intégral

RÉPUBLIQUE FRANÇAISE

AU NOM DU PEUPLE FRANÇAIS

COUR D'APPEL D'ORLÉANS

Rétention Administrative

des Ressortissants Étrangers

ORDONNANCE du 25 AVRIL 2025

Minute N°385/2025

N° RG 25/01236 - N° Portalis DBVN-V-B7J-HGRW

(1 pages)

Décision déférée : ordonnance du tribunal judiciaire d'Orléans en date du 23 avril 2025 à 14h24

Nous, Cécile DUGENET, juge placée auprès de la Première présidente de la cour d'appel d'Orléans, déléguée à la cour d'appel d'Orléans pour y exercer les fonctions de conseillère affectée à la chambre des urgences par ordonnance n° 439/2024 de Madame la Première présidente de la cour d'appel d'Orléans en date du 18 décembre 2024, agissant par délégation de la première présidente de cette cour, assistée de Sophie LUCIEN, greffier placé, aux débats et au prononcé de l'ordonnance,

APPELANT :

M. [U] [X] qui se déclare à l'audience [L] [X]

né le 04 février 2004 à [Localité 1] (Cameroun), de nationalité camerounaise,

actuellement en rétention administrative au centre de rétention administrative d'Olivet dans des locaux ne dépendant pas de l'administration pénitentiaire,

comparant par visioconférence, assisté de Me Mahamadou KANTE, avocat au barreau d'ORLEANS,

n'ayant pas sollicité l'assistance d'un interprète ;

INTIMÉ :

Mme LE PRÉFET DU LOIRET

non comparant, représenté par Hedi RAHMOUNI du cabinet Actis Avocats, avocat au barreau du Val-de-Marne

MINISTÈRE PUBLIC : avisé de la date et de l'heure de l'audience ;

À notre audience publique tenue en visioconférence au Palais de Justice d'Orléans le 25 avril 2025 à 14h00, conformément à l'article L. 743-7 du Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), aucune salle d'audience attribuée au ministère de la justice spécialement aménagée à proximité immédiate du lieu de rétention n'étant disponible pour l'audience de ce jour ;

Statuant en application des articles L. 743-21 à L. 743-23 du Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), et des articles R. 743-10 à R. 743-20 du même code ;

Vu l'ordonnance rendue le 23 avril 2025 à 14h24 par le tribunal judiciaire d'Orléans accordant l'aide juridictionnelle provisoire à Me KANTE, avocat de [U] [X], ordonnant la jonction des procédures de demande de prolongation par la préfecture et de recours contre l'arrêté de placement en rétention administrative par le retenu, rejetant l'exception de nullité soulevée,rejetant le recours formé contre l'arrêté de placement en rétention administrative, et ordonnant la prolongation du maintien de M. [U] [X] dans les locaux non pénitentiaires pour une durée de vingt six jours ;

Vu l'appel de ladite ordonnance interjeté le 23 avril 2025 à 20h04 par M. [U] [X] ;

Après avoir entendu :

- Me Mahamadou KANTE, en sa plaidoirie,

- Me Hedi RAHMOUNI , en sa plaidoirie,

- M. [U] [X], en ses observations, ayant eu la parole en dernier ;

AVONS RENDU ce jour l'ordonnance publique et contradictoire suivante :

Il résulte de l'article 66 de la Constitution et de l'article L. 743-9 du CESEDA que le juge doit s'assurer que l'étranger est pleinement informé de ses droits et placé en état de les faire valoir lorsqu'il se trouve placé en rétention administrative.

Aux termes de l'article L. 743-12 du CESEDA, en cas de violation des formes prescrites par la loi à peine de nullité ou d'inobservation des formalités substantielles, le magistrat du siège du tribunal judiciaire saisi d'une demande sur ce motif ou qui relève d'office une telle irrégularité ne peut prononcer la mainlevée du placement ou du maintien en rétention que lorsque celle-ci a eu pour effet de porter substantiellement atteinte aux droits de l'étranger dont l'effectivité n'a pu être rétablie par une régularisation intervenue avant la clôture des débats.

Selon l'article L. 741-3 du CESEDA, « Un étranger ne peut être placé ou maintenu en rétention que pour le temps strictement nécessaire à son départ. L'administration exerce toute diligence à cet effet ».

Par une ordonnance rendue le 23 avril 2025 à 14h24, le tribunal judiciaire d'Orléans a ordonné la prolongation de la rétention administrative de M. [X] [U] pour une durée de vingt-six jours et a rejeté le recours formé à l'encontre de l'arrêté de placement pris à son égard le 18 avril 2025.

Par un courriel transmis au greffe de la chambre des rétentions administratives de la cour le 23 avril 2025 à 20h04, M. [X] [U] a interjeté appel de cette décision.

Dans son mémoire, il reprend en partie les moyens soulevés en première instance tels qu'ils ressortent des conclusions déposées, de la décision dont appel, de la note d'audience et des moyens développés oralement lors de l'audience et relatifs notamment à l'erreur manifeste d'appréciation et à la demande d'assignation à résidence. Il soulève par ailleurs de nouveaux moyens tenant à la violation de l'article 8 de la CEDH et au défaut de base légale de la mesure de rétention administrative, ainsi qu'à