Pôle 6 - Chambre 11, 29 avril 2025 — 22/06171
Texte intégral
Copies exécutoires REPUBLIQUE FRANCAISE
délivrées le : AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS
COUR D'APPEL DE PARIS
Pôle 6 - Chambre 11
ARRET DU 29 AVRIL 2025
(n° 2025/ , 5 pages)
Numéro d'inscription au répertoire général : N° RG 22/06171 - N° Portalis 35L7-V-B7G-CF6MI
Décision déférée à la Cour : Jugement du 06 Avril 2022 -Conseil de Prud'hommes - Formation paritaire de PARIS CEDEX 10 - RG n° F21/02707
APPELANT
Monsieur [C], [J] [Z]
[Adresse 1]
[Localité 4]
Représenté par Me Frédéric LALLEMENT, avocat au barreau de PARIS, toque : P0480
INTIMEE
S.A.R.L. NORABAT
[Adresse 3]
[Localité 2]
Non représentée
COMPOSITION DE LA COUR :
En application des dispositions des articles 805 et 907 du code de procédure civile, l'affaire a été débattue le 13 Février 2025, en audience publique, les avocats ne s'y étant pas opposés, devant Madame Catherine VALANTIN, conseillère, chargée du rapport.
Ce magistrat a rendu compte des plaidoiries dans le délibéré de la Cour, entendu en son rapport, composée de :
Madame Anne HARTMANN, présidente
Madame Isabelle LECOQ-CARON, présidente
Madame Catherine VALANTIN, conseillère
Greffier, lors des débats : Monsieur Jadot TAMBUE
ARRET :
- rendu par défaut
- par mise à disposition de l'arrêt au greffe de la Cour, les parties en ayant été préalablement avisées dans les conditions prévues au deuxième alinéa de l'article 450 du code de procédure civile.
- signé par Madame Anne HARTMANN, Présidente de chambre et par Monsieur Jadot TAMBUE, Greffier, à qui la minute de la décision a été remise par le magistrat signataire.
EXPOSE DU LITIGE
M. [C] [J] [Z], né en 1966, soutient avoir été engagé par la SARL Norabat par un contrat de travail à durée indéterminée verbal à compter du 1 avril 2019 en qualité de maçon.
Les relations contractuelles entre les parties étaient soumises à la convention collective nationale de construction de maisons individuelles.
M. [Z] a par lettre datée du 7 mars 2020, informé son employeur de sa décision de quitter ses fonctions de maçon à la date du 31 mars 2025, lui indiquant qu'il souhaitait entamer des négociations pour aboutir à une rupture conventionnelle.
Par courrier du 14 septembre 2020, M. [Z] a mis en demeure la société Norabat de lui fournir ses documents légaux, ainsi que ses bulletins de payes pour la période du 1er avril 2019 au 31 mars 2020.
La société Norabat occupait à titre habituel plus de dix salariés.
Demandant la résiliation judiciaire de son contrat de travail et diverses indemnités, outre des rappels de salaires, des rappels de salaires sur congés payés, une indemnité forfaitaire pour travail dissimulé, ainsi que la remise des documents de fin de contrat et bulletins de paies, M. [Z] a saisi le 30 mars 2021 le conseil de prud'hommes de Paris qui, par jugement du 6 avril 2022, auquel la cour se réfère pour l'exposé de la procédure antérieure et des prétentions initiales des parties, a statué comme suit :
- le conseil décide de ne pas résilier le contrat de travail, date de cessation du contrat le 31 mars 2020,
- condamne la SARL Norabat de payer à M. [Z] les sommes suivantes :
- 13 434 euros à titre d'indemnité pour travail dissimulé,
- 1000 euros au titre de l'article 700 du code de procédure civile,
- déboute M. [Z] du surplus de ses demandes,
- déboute la SARL Norabat de sa demande au titre de l'article 700 du code de procédure civile,
- condamne la SARL Norabat aux dépens.
Par déclaration du 13 juin 2022, M. [Z] a interjeté appel de cette décision, notifiée le 19 mai 2022.
Dans ses dernières conclusions adressées au greffe par le réseau privé virtuel des avocats le 22 août 2022 M. [Z] demande à la cour de :
- infirmer le jugement du conseil de prud'hommes en ce qu'il a débouté M. [Z] des demandes suivantes :
- résiliation judiciaire du contrat de travail de M. [Z] aux torts exclusifs de l'employeur à la date à laquelle le salarié a retrouvé du travail soit le 15 février 2021 et ce dans la mesure où il n'y a jamais eu de rupture officielle du contrat de travail du fait des agissements fautifs de l'employeur (p.16),
- paiement des salaires depuis avril 2020 avec congés payés afférents jusqu'au prononcé de la résiliation judiciaire à la date à laquelle le salarié a trouvé du travail soit le 15 février 2021 sur la base mensuelle de 2400 euros bruts,
- indemnité pour licenciement abusif à hauteur de 7200 euros,
- indemnité de préavis à hauteur de 2239 euros avec congés payés afférents à hauteur de 223 euros,
- indemnités de congés payés de mars 2019 à mars 2020 à hauteur de 3000 euros,
- indemnité pour travail dissimulé à hauteur de 13 434 euros,
- remise des bulletins de payes en original d'avril 2019 au 31 mars 2020 sous astreinte de 100 euros par jour,
- remise bulletins de payes du 1er avril 2020 jusqu'à la date à laquelle le salarié a retrouvé du travail soit le 15 février 2021 sous astreinte de 100 euros par jour à compter de votre ju