ETRANGERS, 30 avril 2025 — 25/00520

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Texte intégral

COUR D'APPEL DE TOULOUSE

Minute 25/521

N° RG 25/00520 - N° Portalis DBVI-V-B7J-RAM3

O R D O N N A N C E

L'an DEUX MILLE VINGT CINQ et le 30 avril à 15h00

Nous C.DARTIGUES, vice-présidente placée, magistrat délégué par ordonnance de la première présidente en date du 12 Décembre 2024 pour connaître des recours prévus par les articles L. 743-21 et L.342-12, R.743-10 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Vu l'ordonnance rendue le 29 avril 2025 à 20H09 par le magistrat du siège du tribunal judiciaire de Toulouse ordonnant le maintien au centre de rétention de :

[V] [X]

né le 25 Février 2004 à [Localité 2] (ALGERIE) ([Localité 1]

de nationalité Algérienne

Vu l'appel formé le 29 avril 2025 à 21 h 27 par courriel, par Me Thomas HERIN-AMABILE, avocat au barreau de TOULOUSE,

A l'audience publique du 30 avril 2025 à 10h00, assisté de C.MESNIL, greffière placée avons entendu :

[V] [X]

assisté de Me Thomas HERIN-AMABILE, avocat au barreau de TOULOUSE

qui a eu la parole en dernier ;

avec le concours de [S] [F], interprète en langue arabe , qui a prêté serment,

En l'absence du représentant du Ministère public, régulièrement avisé;

En l'absence du représentant de la PREFECTURE DE LA HAUTE GARONNE régulièrement avisée ;

avons rendu l'ordonnance suivante :

Exposé des faits

Vu les dispositions de l'article 455 du code de procédure civile et les dispositions du CESEDA,

Vu l'ordonnance du magistrat du siège du tribunal judiciaire de Toulouse rendue le 29 avril 2025 à 2025 à 20h09 ordonnant la prolongation du maintien au centre de rétention de Monsieur [V] [X].

Vu l'appel interjeté par Monsieur [V] [X] par courrier de son conseil reçu au greffe de la cour le 29 avril 2025 à 21h 27, soutenu oralement à l'audience, auquel il convient de se référer en application de l'article 455 du code de procédure civile et aux termes duquel il sollicite l'infirmation de l'ordonnance et sa remise immédiate en liberté pour les motifs suivants :

' Absence de démonstration que les diligences de l'administration vont aboutir,

Absence de menace actuelles à l'Ordre Public.

Entendu les explications fournies par l'appelant par le truchement de l'interprète à l'audience du 30 avril 2025 à 10h0,

Vu l'absence du représentant du Préfet de la Haute Garonne,

Vu l'absence du ministère public, avisé de la date d'audience, qui n'a pas formulé d'observation.

SUR CE :

Sur la recevabilité de l'appel

En l'espèce, l'appel est recevable pour avoir été fait dans les termes et délais légaux.

Sur le fond

Aux termes de l'article L.742-5 CESEDA, à titre exceptionnel, le juge des libertés et de la détention peut à nouveau être saisi aux fins de prorogation du maintien en rétention au-delà de

la durée maximale de rétention prévue à l'article L.742-4, lorsqu'une des situations suivantes

, apparaît dans les quinze derniers jours :

1° L'étranger a fait obstruction à l'exécution d'office de la décision d'éloignement ;

2° L'étranger a présenté, dans le seul but de faire échec à la décision d'éloignement ;

a) une demande de protection contre 1'éloignement au titre du 9° de l'a1ticle L. 611-3 ou du 5° de l'article L. 631-3 ;

b) ou une demande d'asi1e dans les conditions prévues aux articles L. 754-1 et L. 754-3 ;

3) La décision d'éloignement n'a pu être exécutée en raison d'un défaut de délivrance des documents de voyage par le consulat dont relève l'intéressé et qu'il est établi par l'autorité administrative compétente que cette délivrance doit intervenir à bref délai.

Le juge peut également être saisi en cas d'urgence absolue ou de menace à l'ordre public.

En l'espèce, c'est à bon droit que le premier juge a considéré qu'il existe un doute sur la délivrance d'un document de voyage à bref délai en ce que les autorités consulaires algériennes n'ont toujours pas répondu à la Préfecture de la Haute-Garonne malgré des relances faites le 24 février 2025, les 10 et 24 mars 2025 et enfin les 8 et 14 avril 2025.

En l'espèce, la saisine du magistrat du siège est également fondée sur la menace pour l'ordre public et vise l'ensemble des textes applicables à la possibilité d'effectuer une quatrième prolongation. Il constitue à lui seul un critère suffisant.

Il convient d'indiquer qu'à la différence du critère concernant l'obstruction, la menace est une situation qui peut se fonder sur des actes antérieurs afin d'apprécier le risque de dangerosité future. C'est la menace pour l'avenir qui compte en tenant compte de l'absence ou de la présence de gages suffisants démontrant une réelle volonté de réinsertion.

En l'espèce il ressort de la fiche pénale de l'intéressé que celui-ci a été condamné le 10 février 2022 par la Tribunal pour enfants pour des infractions à la législation sur les stupéfiants, le 17 août 2023 par le Tribunal Correctionnel de Toulouse pour des faits de vol aggravé, le 21 novembre 2023 par le Juge de l'appl