4e chambre civile, 30 avril 2025 — 23/04168
Texte intégral
COUR D'APPEL DE MONTPELLIER
4e chambre civile
ORDONNANCE SUR REQUÊTE
N° RG 23/04168 - N° Portalis DBVK-V-B7H-P5UO
ORDONNANCE N°
APPELANTE :
Mme [R] [G]
[Adresse 9]
[Localité 6]
Représentée sur l'audience par Me Olivia ROUGEOT, avocat au barreau de MONTPELLIER
INTIMEE :
S.A.R.L. CLH
[Adresse 3]
[Localité 5]
Représentée sur l'audience par Me Ludivine TAMANI, avocat au barreau de MONTPELLIER
Le TRENTE AVRIL DEUX MILLE VINGT CINQ,
Nous, Philippe BRUEY, Conseiller, magistrat chargé de la mise en état, assisté de Henriane MILOT, greffière,
EXPOSE DU LITIGE
Selon facture du 31 mars 2021, Madame [R] [G] a fait l'acquisition auprès de la société CLH d'un véhicule de type Toyota Avensis pour la somme totale de 4201,76 ', en ce compris les frais d'immatriculation d'un montant de 211,76 '.
Par acte du 7 novembre 2022, Mme [R] [G] a assigné la SARL CLH devant le juge des contentieux de la protection du tribunal judiciaire de Montpellier, sur le fondement de la garantie des vices cachés, pour solliciter la résolution de la vente.
Par jugement du 14 avril 2023, le tribunal judiciaire de Montpellier a :
Débouté Mme [R] [G] de l'ensemble de ses demandes,
Condamné Mme [R] [G] aux dépens.
Mme [R] [G] a interjeté appel de ce jugement le 10 août 2023, à l'encontre de la SARL CLH.
Par conclusions d'incident notifiées le 12 novembre 2024, Mme [R] [G] a saisi le conseiller de la mise en état pour lui demander, sur le fondement des articles 913-5 et 144 du code de procédure civile, de :
ordonner une mesure d'expertise judiciaire sur le véhicule Toyota ;
condamner la SARL CLH aux frais de l'expertise judiciaire.
Par conclusions d'incident en réponse notifiées le 24 février 2025, la SARL CLH a demandé au conseiller, sur le fondement des articles 9, 146 du code de procédure civile, de l'article R323-1 du code de la route, de :
Rejeter toutes les demandes de Madame [G].
Subsidiairement,
Constater que la société CLH forment les plus expresses réserves d'usage,
Rejeter la demande de Madame [G], concernant les frais d'expertise,
Condamner Madame [G] à avancer les frais d'expertise.
Les parties ont été convoquées le 13 novembre 2024 à l'audience d'incident du 25 février 2025.
A l'issue de l'audience du 25 février 2025, la décision a été mise en délibéré pour être rendue le 24 avril 2025.
Pour un plus ample exposé des éléments de la cause, moyens et prétentions des parties, il est fait renvoi aux écritures susvisées, conformément à l'article 455 du code de procédure civile.
MOTIFS :
Sur la demande d'expertise judiciaire
Par application de l'article 771 alinéa 5 du code de procédure civile, le conseiller de la mise en état peut ordonner, même d'office, toute mesure d'instruction.
Il ressort des éléments de la cause que l'expertise amiable établie le 3 novembre 2021 par le cabinet SOA expertise a mis en évidence que :
Le véhicule est roulant ;
Dès l'ouverture du vase d'expansion, une forte pression s'en échappe avec un refoulement de liquide de refroidissement ;
La montée en température du moteur et la surpression du circuit de refroidissement sont provoquées par le passage de la compression moteur dans le circuit de refroidissement ;
Ce phénomène est assimilable à une rupture du joint de culasse ;
Ce diagnostic a été confirmé par le Garage Best auto à [Localité 8], lequel a établi un devis de remplacement du monteur pour un montant de 7 382,11 euros TTC.
M. [D] ne s'est aperçu de la consommation de liquide de refroidissement qu'un mois et quelques jours après l'achat du véhicule.
Compte tenu des constatations effectuées, du bref temps d'utilisation du véhicule, le problème étant apparu quelques semaines après l'achat, la responsabilité de la société CLH peut être recherchée dans ce dossier.
Au vu de l'apparition du problème très peu de temps après la vente, il est possible que ce véhicule avait déjà un souci de consommation de liquide de refroidissement.
Devant la cour, Mme [G] produit le devis de Best auto.
La production de ces différentes pièces conduisent à faire droit à la demande d'expertise judiciaire formulée par Mme [R] [G] afin de rechercher la cause des anomalies affectant le véhicule.
En application de l'article 40 de la loi du 10 juillet 1991 sur l'aide juridictionnelle, il n'y a lieu au versement d'une consignation par Mme [R] [G] bénéficiaire de l'aide juridictionnelle totale en vertu de la décision du bureau d'aide juridictionnelle de [Localité 10] du 7 août 2023 (n° : N-34172-2023-005066) ; les frais occasionnés par la mesure d'instruction seront avancés par l'État.
Sur les demandes accessoires
Les dépens de l'incident suivront le sort de l'instance.
PAR CES MOTIFS
Ordonne une mesure d'expertise judiciaire et désigne à cet effet :
Monsieur [H] [S]
[Adresse 4]
[Localité 5]
Tél : [XXXXXXXX01]
Port. : 06 50 59 69 46 Mèl : [Courriel 7]
avec mission de:
1) convoquer Mme [R] [G],