CHAMBRE DU CONSEIL (OUVERTURES), 7 mai 2025 — 2025006342

Cour de cassation — CHAMBRE DU CONSEIL (OUVERTURES)

Texte intégral

R E P U B L I Q U E F R A N C A I S E – A U N O M D U P E U P L E F R A N C A I S

TRIBUNALDECOMMERCED'[Localité 4]

Jugement du 07/05/2025 Prononcé par sa mise à disposition au greffe

Compositiondutribunallors deT'audience du0//05/2025 President MonsieurPhilippe POINAS Juges MonsieurHervéLEGOUPIL MonsieurJean-Christophe GUINDON Greffier MadameMarineDESSAUX

En la cause de

L'Union de Recouvrement des Cotisations de Sécurité Sociale et d'Allocations Familiales Provence Alpes Côte d'Azur

(URSSAF) [Adresse 1] comparant par madame [H] [F], collaboartrice

contre

MON CENTRE REFERENCE - FRANCE (SAS) [Adresse 5] non comparant

Par exploit en date du 21/03/2025, l’URSSAF a fait assigner la société MON CENTRE REFERENCE - FRANCE (SAS) devant le tribunal de commerce d’Aix-en-Provence, pour voir constater la cessation des paiements en vue de l’ouverture à son égard, d’une procédure de redressement judiciaire conformément aux articles L.631-1 et suivants du code de commerce.

La société MON CENTRE REFERENCE - FRANCE (SAS) est immatriculée au registre du commerce et des sociétés d’Aix-en-Provence sous le numéro 881 243 539 et a pour activité : « Formation continue pour adultes, formation en situation d'apprentissage, formation en lien avec la création d'entreprise, reprise d'entreprise, comptabilité, fiscalité, qualité, management, marketing, service, conseil et outils de gestion, placement et investissement immobilière et mobilière ».

La société MON CENTRE REFERENCE - FRANCE (SAS) exerce une activité commerciale et a son siège social dans le ressort juridictionnel de ce tribunal.

La société MON CENTRE REFERENCE - FRANCE (SAS) n’a pas comparu en chambre du conseil le 07/05/2025, bien que dûment appelée. Le ministère public a été avisé de la procédure.

Il résulte des informations recueillies par le tribunal lors de l’audience du 07/05/2025 ainsi que des pièces produites que l’URSSAF est créancier à l’encontre de la société MON CENTRE REFERENCE - FRANCE (SAS) d’une somme totale de 10 178.46 euros, correspondant à des cotisations impayées . Cette créance a fait l’objet de tentatives de recouvrement, lesquelles n’ont pas abouti.

L’URSSAF fait valoir que la société MON CENTRE REFERENCE - FRANCE (SAS) n’est pas en mesure de faire face à son passif exigible avec son actif disponible et se trouve en état de cessation des paiements.

Il y a lieu d’ouvrir, dès lors, à l’encontre de la société MON CENTRE REFERENCE - FRANCE (SAS), une procédure de redressement judiciaire destinée à permettre la poursuite de l’activité de l’entreprise, le maintien de l’emploi et l’apurement du passif, conformément aux dispositions des articles L. 631-1 et suivants du code de commerce.

Conformément aux dispositions des articles L.621-4, alinéa 4 et R.621-11 du code de commerce, il n’apparaît pas nécessaire de désigner un administrateur judiciaire, la société réalisant un chiffre d’affaires hors taxes inférieur à 3 millions d’euros et employant un nombre de salariés inférieur à vingt.

Le tribunal, après en avoir délibéré conformément à la loi, statuant publiquement sur assignation, par jugement réputé contradictoire et rendu en premier ressort,

Constate l’état de cessation des paiements de la société MON CENTRE REFERENCE - FRANCE (SAS),

Constate que les conditions d’ouverture de la procédure de redressement judiciaire sont réunies,

Ouvre une procédure de redressement judiciaire suivant les dispositions des articles L. 631-1 et suivants du code de commerce à l’encontre de la société MON CENTRE REFERENCE - FRANCE (SAS),

Désigne en qualité de :

Juge commissaire : Monsieur Philippe POINAS

Juge commissaire suppléant : Monsieur Franck-Valéry BUFFET

Mandataire judiciaire : Maître [G] [I] - [Adresse 2]

Chargé d’inventaire : la SELARL Emmanuelle HOURS et Jennifer PRIMPIED-ROLLAND - [Adresse 3], prise en la personne de l’un de ses associés pour réaliser l’inventaire, en application de l’article L.622-6 du code de commerce,

Invite le débiteur à réunir dans les dix jours du présent jugement, le comité social et économique pour qu’il désigne parmi les salariés un représentant dans les conditions prévues à l’article L.621-4 du code de commerce,

Dit que le procès-verbal de désignation du représentant des salariés ou le procès -verbal de carence devra être déposé sans délai au greffe du tribunal de commerce,

Fixe provisoirement la date de cessation des paiements au 07/05/2025,

Fixe à six mois la durée maximale de la période d’observation, renouvelable, pendant laquelle sera dressé dans un rapport le bilan économique et social de l’entreprise par le débiteur,

Fixe au 22/07/2025 à 9 heures, la date à laquelle il sera statué sur ce rapport,

Dit que le greffier procédera aux convocations, à cette audience, selon les dispositions de l’article L.631-15 du code de commerce,

Invite la société à produire lors de cette audience, et ce, afin de vérifier le bon déroulement de la période d'observation : le bilan comptable de son dernier exercice certifi