DECLARATIONS DE CESSATION DES PAIEMENTS, 14 janvier 2025 — 2025000056
Texte intégral
REPUBLIQUE FRANCAISE AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS
JUGEMENT DU QUATORZE JANVIER DEUX MILLE VINGT CINQ
En date du 08/01/2025, Madame [G] [Z], née le 04/07/1969 à [Localité 2] (17), de nationalité française, demeurant [Adresse 5], inscrite au Répertoire des Métiers de la CharenteMaritime sous le numéro 792 267 999, Fabrication d'articles textiles, sauf habillement, sous l’enseigne et le nom commercial « THE SLUG COUTURE », dont l’établissement principal se trouve sis [Adresse 1], a fait la déclaration de cessation des paiements prévue par la loi.
La débitrice a été appelée à comparaître en chambre du conseil pour l’audience du 14/01/2025 à 10:00, accompagné le cas échéant de la personne habilitée à être entendue, conformément aux articles L.621-1, L.631- 7, R.621-2 et R.631-7 du code de commerce.
COMPOSITION DU TRIBUNAL
Lors des débats et du délibéré, Monsieur Benoît SALEMBIER, Président, Messieurs William HAINAUX et Dominique ABREU, Juges, Assistés lors des débats par Maître Geoffroy d’AVOUT, Greffier,
Lors de l’audience de ce jour, Madame [G] [Z] a été entendue en ses explications laquelle déclare :
Avoir un passif échu et exigible s’élevant à 4 212 euros et ne pas avoir l’actif disponible pour y faire face, Ne pas avoir de salarié à ce jour, Etre toujours en activité, Ne pas connaître le chiffre d’affaires H.T du dernier exercice, Solliciter l’ouverture d’une procédure de liquidation judiciaire.
CELA ETANT EXPOSE
Il ressort des pièces versées à l’appui de la déclaration de cessation des paiements, et des déclarations faites que Madame [Z] [G] ne peut faire face au passif exigible avec l’actif disponible dont elle dispose. L’état de cessation des paiements est avéré et, en application de l’article L.631-8 du code de commerce, il y a lieu de fixer provisoirement la date de cessation des paiements au 14/01/2025.
Le redressement de la débitrice apparaissant manifestement impossible, il échet d’ouvrir une procédure de liquidation judiciaire en vertu de l’article L.640-1 du code de commerce. Il y a lieu d’appliquer le régime simplifié, Madame [Z] [G] n’ayant jamais employé plus de cinq salariés dans les six derniers mois, n’ayant jamais eu un chiffre d’affaires de 750.000 € H.T. dans les 18 derniers mois et ne possédant pas de bien immobilier à son actif en vertu de l’article L.641-2 du code de commerce.
PAR CES MOTIFS
Le tribunal, statuant par jugement contradictoire et en premier ressort, après en avoir délibéré conformément à la loi, hors la présence du ministère public et du greffier,
Vu le titre IV du code de commerce traitant des difficultés des entreprises, Vu les articles L.631-1 et L.640-1 et suivants du code de commerce, Vu l’article L.643-9 du code de commerce,
Constate l’état de cessation des paiements de Madame [Z] [G];
[Z] [G] « THE SLUG COUTURE » [Adresse 1] [Localité 2] Inscrite au Répertoire des Métiers de la Charente-Maritime sous le numéro 792 267 999 ;
Constate que Madame [G] [Z] a été entendue ;
Fixe provisoirement la date de cessation des paiements au 14/01/2025 ;
Désigne Monsieur Jérémie LUCAS en qualité de juge-commissaire ;
Désigne la SELARL EKIP' prise en la personne de Maître [L] [T], [Adresse 4], en qualité de liquidateur ;
Désigne MAITRE [I] [D], [Adresse 3], en qualité de commissaire de justice aux fins de réaliser l’inventaire du patrimoine du débiteur, prévus à l’article L.622-6 du code de commerce, ainsi que les garanties qui le grèvent ;
Dit que l’inventaire devra être déposé au greffe dans le délai d’un mois de la présente décision et qu’en cas de difficultés, il en sera référé au juge-commissaire ;
Autorise le liquidateur à procéder à la vente amiable des éléments d’actif pour un prix qui ne pourra être inférieur à l’estimation de la valeur des biens vendus aux enchères publiques, telle qu’elle résulte de la prisée effectuée par le commissaire-priseur ;
Dit qu’au-delà d’une durée de quatre mois, les biens qui n’auraient pas été réalisés devront être vendus aux enchères publiques ;
Dit que le débiteur devra remettre sans délai au mandataire judiciaire, la liste de ses créanciers, du montant de ses dettes, de ses principaux contrats en cours et qu’il l’informera des instances en cours auxquelles l’entreprise est partie ;
Invite le débiteur, sous peine de sanctions commerciales, à coopérer avec le mandataire judiciaire et à ne pas faire obstacle au bon déroulement de la procédure ;
Fixe à 6 mois le délai au terme duquel la clôture de la procédure devra être examinée, sauf à obtenir du tribunal la prorogation dudit délai ;
Fixe à 6 mois après la parution du présent jugement au BODACC le délai prévu par l’article L.624-1 du code de commerce ;
Ordonne au greffier de procéder sans délai à la publicité du présent jugement nonobstant toute voie de recours ;
Passe les dépens en frais privilégiés de liquidation judiciaire simplifiée.
L’affaire a été plaidée le 14/01/2025, mise en délibéré et jugée à l’audience du 14/01/2025 en présence de Monsieur Benoît