Rétention_recoursJLD, 12 mai 2025 — 25/00431
Texte intégral
Ordonnance N°407
N° RG 25/00431 - N° Portalis DBVH-V-B7J-JSNG
Recours c/ déci TJ Nîmes
07 mai 2025
[P]
C/
LE PREFET DES [Localité 4]
COUR D'APPEL DE NÎMES
Cabinet du Premier Président
Ordonnance du 12 MAI 2025
Nous, Mme Marine KARSENTI, Conseillère à la Cour d'Appel de Nîmes, désignée par le Premier Président de la Cour d'Appel de Nîmes pour statuer sur les appels des ordonnances du magistrat du siège du tribunal judiciaire de Nîmes en charge du contentieux de la rétention administrative, rendues en application des dispositions des articles L 742-1 et suivants du Code de l'Entrée et du Séjour des Etrangers et du Droit de l'Asile (CESEDA), assistée de Mme Ellen DRÔNE, Greffière,
Vu l'arrêté préfectoral ordonnant une obligation de quitter le territoire français en date du 12 septembre 2023 notifié le même jour, ayant donné lieu à une décision de placement en rétention en date du 02 mai 2025, notifiée le même jour à 18h20 concernant :
M. [Y] [P]
né le 1er Janvier 1998 à [Localité 5]
de nationalité Algérienne
Vu la requête reçue au greffe du magistrat du siège du tribunal judiciaire de Nîmes en charge du contentieux de la rétention administrative le 05 mai 2025 à 17h00, enregistrée sous le N°RG 25/02299 présentée par M. le Préfet des [Localité 4] ;
Vu l'ordonnance rendue le 07 Mai 2025 à 14h50 par le magistrat du siège du tribunal judiciaire de Nîmes en charge du contentieux de la rétention administrative, qui a :
* Déclaré la requête recevable ;
* Rejeté les exceptions de nullité soulevées ;
* Ordonné pour une durée maximale de 26 jours commençant 4 jours après la notification de la décision de placement en rétention, le maintien dans les locaux ne relevant pas de l'administration pénitentiaire, de M. [Y] [P] ;
* Dit que la mesure de rétention prendra fin à l'expiration d'un délai de 26 jours à compter du 06 mai 2025,
Vu l'appel de cette ordonnance interjeté par Monsieur [Y] [P] le 09 Mai 2025 à 12h35 ;
Vu l'absence du Ministère Public près la Cour d'appel de Nîmes régulièrement avisé ;
Vu l'absence du Préfet des [Localité 4], régulièrement convoqué ;
Vu la comparution de Monsieur [Y] [P], régulièrement convoqué ;
Vu la présence de Me Fahd MIHIH, avocat de Monsieur [Y] [P] qui a été entendu en sa plaidoirie ;
MOTIFS
Monsieur [P] a reçu notification le 12 septembre 2023 d'un arrêté préfectoral du même jour lui faisant obligation de quitter le territoire national sans délai.
Monsieur [P] a fait l'objet d'un contrôle d'identité le 2 mai 2025 à [Localité 3].
Par arrêté préfectoral en date du 2 mai 2025, qui lui a été notifié le jour même à 18h20, il a été placé en rétention administrative aux fins d'exécution de la mesure d'éloignement.
Par requête reçue le 5 mai 2025 à 17h00, le Préfet des [Localité 4] a saisi le magistrat du siège du tribunal judiciaire de Nîmes d'une demande en prolongation de la mesure.
Par ordonnance prononcée le 7 mai 2025 à 14h50, le magistrat du siège du tribunal judiciaire de Nîmes a rejeté les exceptions de nullité soulevées ainsi que les moyens présentés par Monsieur [P] et ordonné la prolongation de sa rétention administrative pour vingt-six jours.
Monsieur [P] a interjeté appel de cette ordonnance le 9 mai 2025 à 12h35. Sa déclaration d'appel relève l'irrecevabilité de la requête en prolongation pour incompétence de son signataire.
A l'audience, Monsieur [P] :
Déclare qu'il est de nationalité algérienne, qu'il est dépourvu de tout document d'identité, qu'il est opposé à un éloignement vers l'Algérie, qu'il est arrivé en France en 2003 quand il avait six ans,
Sollicite l'infirmation de l'ordonnance et sa remise en liberté immédiate.
Son avocat :
Se désiste du moyen tiré de l'incompétence du signataire de la requête en prolongation de la rétention,
Soutient l'exception de procédure relative à l'irrégularité de son contrôle : le contrôle de vitesse de la police municipale est irrégulier, faute de mentions obligatoires sur les appareils destinés à contrôler la vitesse (date d'homologation, mention de l'organisme agréé chargé de l'homologation),
Soutient l'irrégularité tenant à une durée de trajet excessive du commissariat d'[Localité 3] au local de rétention administrative de [Localité 7],
Soutient l'irrégularité tenant à une durée de trajet excessive du local de rétention administrative de [Localité 7] au centre de rétention de [Localité 8],
Soutient l'irrégularité tenant à l'avis tardif de l'autorité judiciaire du changement de lieu de rétention.
Monsieur le Préfet requérant n'est pas représenté.
SUR LA RECEVABILITE DE L'APPEL :
L'appel interjeté par Monsieur [P] à l'encontre d'une ordonnance du magistrat du siège du Tribunal judiciaire de Nîmes dûment notifiée a été relevé dans les délais légaux et conformément aux dispositions des articles L.743-21 et R.743-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Il es