2e chambre sociale, 14 mai 2025 — 22/03099

other Cour de cassation — 2e chambre sociale

Texte intégral

ARRÊT n°

Grosse + copie

délivrées le

à

COUR D'APPEL DE MONTPELLIER

2e chambre sociale

ARRET DU 14 MAI 2025

Numéro d'inscription au répertoire général :

F N° RG 22/03099 - N° Portalis DBVK-V-B7G-POJ5

Décision déférée à la Cour : Jugement du 18 MAI 2022

CONSEIL DE PRUD'HOMMES - FORMATION PARITAIRE DE MONTPELLIER - N° RG F 20/00435

APPELANTE :

S.A.R.L. [5] ODYSSEUM

Prise en la personne de son gérant en exercice, domicilié en cette qualité au siège social, sis

[Adresse 1]

[Localité 2]

Représentée par Me Gautier DAT, substitué sur l'audience par Me Mélis ELMAS, avocats au barreau de MONTPELLIER, avocat postulant

Représentée par Me Renaud DAT, avocat au barreau de TARASCON

INTIMEE :

Madame [T] [Y]

née le 08 Février 1985 à [Localité 6] (34)

de nationalité Française

Domiciliée chez M. [J] [D]

[Adresse 4]

[Adresse 4]

[Adresse 4]

[Localité 3]

Représentée par Me Yannick MAMODABASSE, substitué sur l'audience par Me Laetitia RETY-FERNANDEZ, avocats au barreau de MONTPELLIER

Ordonnance de clôture du 10 Février 2025

COMPOSITION DE LA COUR :

En application des dispositions des articles 805 et 907 du code de procédure civile, l'affaire a été débattue le 10 Mars 2025, en audience publique, les avocats ne s'y étant pas opposés, devant Madame Florence FERRANET, Conseillère, chargée du rapport.

Ce magistrat a rendu compte des plaidoiries dans le délibéré de la cour, composée de :

Monsieur Thomas LE MONNYER, Président de chambre

Madame Florence FERRANET, Conseillère

Monsieur Patrick HIDALGO, Conseiller

Greffier lors des débats : Madame Marie-Lydia VIGINIER, assistée de Madame [R] [M], greffier stagiaire,

ARRET :

- contradictoire ;

- prononcé par mise à disposition de l'arrêt au greffe de la cour, les parties en ayant été préalablement avisées dans les conditions prévues au deuxième alinéa de l'article 450 du code de procédure civile ;

- signé par Monsieur Thomas LE MONNYER, Président de chambre, et par Madame Marie-Lydia VIGINIER, Greffier.

*

* *

EXPOSE DU LITIGE'

Mme [Y] a été engagée le 4 janvier 2019 par la société [5] exploitant une salle de sport, en qualité d'employée polyvalente dans le cadre d'un contrat à durée indéterminée à temps partiel de 108,33 heures mensuelles et un salaire de 1'087 euros.

Le 27 mars 2019, Mme [Y] était convoquée à un entretien préalable à un éventuel licenciement fixé au 8 avril 2019, avec mise à pied conservatoire. Elle a été licenciée pour faute grave par lettre du 11 avril 2019.

Mme [Y] a saisi le conseil de prud'hommes de Montpellier le 26 mai 2020, aux fins de voir requalifier son contrat en contrat de travail à temps complet, juger son licenciement sans cause réelle et sérieuse et condamner la société [5] au paiement des sommes suivantes':

982,53 euros bruts à titre de rappel de salaire outre 98,25 euros bruts au titre des congés payés afférents à titre principal et 407,02 euros bruts à titre de rappel d'heures complémentaires, outre 407,02 euros bruts à titre de congés payés y afférents à titre subsidiaire';

9'136,60 euros nets à titre d'indemnité forfaitaire pour travail dissimulé';

9'000 euros nets à titre de dommages et intérêts pour licenciement sans cause réelle et sérieuse';

1'522,77 euros bruts à titre d'indemnité compensatrice de préavis, outre 152,28 euros bruts à titre de congés payés y afférents';

761,38 euros bruts à titre de rappel de salaire afférent à la période de mise à pied conservatoire, outre la somme de 76,14 euros à titre de congés payés y afférents';

2'000 euros nets à titre de dommages et intérêts pour exécution déloyale du contrat de travail';

1'500 euros sur le fondement de l'article 700 du code de procédure civile.

Par jugement du 18 mai 2022, le conseil de prud'hommes a':

Requalifié le contrat de travail à temps partiel de Mme [Y] en contrat de travail à temps complet à compter du 4 janvier 2019';

Dit que le licenciement de Mme [Y] est sans cause réelle et sérieuse';

Condamné la société [5] à payer à Mme [Y] les sommes suivantes':

982,82 euros bruts à titre de rappel de salaire, outre 98,25 euros bruts au titre des congés payés afférents';

9'136,60 euros nets à titre d'indemnité forfaitaire pour travail dissimulé';

1'522,77 euros bruts au titre de l'indemnité compensatrice de préavis, outre 155,27 euros au titre des congés payés y afférents';

750 euros nets à titre de dommages et intérêts pour exécution déloyale du contrat de travail';

1'000 euros nets sur le fondement de l'article 700 du code de procédure civile';

Débouté Mme [Y] du surplus de ses demandes';

Ordonné à la société [5] de délivrer à Mme [Y] des bulletins de paie rectifiés, une attestation Pôle Emploi ainsi qu'un certificat de travail conformes à la décision à intervenir, sous astreinte de 10 euros par jour de retard à compter de 30e jours suivant la notification de la décision à intervenir'