CTX PROTECTION SOCIALE, 12 mai 2025 — 24/00968
Texte intégral
______________________________________________________________________________________________________________ T.J de [Localité 4] - Pôle Social - GREJUG01 / N° RG 24/00968 - N° Portalis DB3T-W-B7I-VIH7 TRIBUNAL JUDICIAIRE DE CRÉTEIL Pôle Social
JUGEMENT DU 12 MAI 2025 __________________________________________________________________________ DOSSIER N° RG 24/00968 - N° Portalis DB3T-W-B7I-VIH7
MINUTE N° 25/841 Notification
Copie certifiée conforme délivrée par lettre recommandée avec accusé de réception aux parties Copie certifiée conforme délivrée par lettre simple à l’avocat Copie exécutoire délivrée par lettre recommandée avec accusé de réception à la [3] ___________________________________________________________________________
PARTIES EN CAUSE :
DEMANDEUR
M. [N] [K], demeurant [Adresse 1] présent et assisté de Me Aïcha OUAHMANE, avocat au barreau de VAL-DE-MARNE, vestiaire PC 335
DEFENDERESSE
[3], sise [Adresse 5] représentée par M. [E] [J], salarié muni d’un pouvoir
DEBATS A L’AUDIENCE PUBLIQUE DU 12 MARS 2025
COMPOSITION DU TRIBUNAL:
PRESIDENTE : Mme Anne-sophie WALLACH, vice-présidente
ASSESSEURS : M. Didier CRUSSON, assesseur du collège salarié M. [S] [M], assesseur du collège employeur
GREFFIERE : Mme Karyne CHAMPROBERT
Décision contradictoire et en premier ressort rendue au nom du peuple français, après en avoir délibéré le 12 mai 2025 par la présidente, laquelle a signé la minute avec la greffière.
T.J de [Localité 4] - Pôle Social - GREJUG67 / N° RG 22/00713 - N° Portalis DB3T-W-B7G-TSR6
EXPOSÉ DU LITIGE
Par lettre recommandée avec avis de réception reçue le 1er juillet 2024, [N] [K] a saisi le pôle social du tribunal judiciaire de Créteil d’un recours contre la décision de la [3] (ci-après « la caisse ») du 12 juin 2024, lui notifiant le prononcé d’une pénalité de 12 000 euros en raison de déclarations frauduleuses.
L’affaire a été appelée à l’audience du 12 mars 2025, à laquelle les parties ont comparu.
Dans ses dernières conclusions reprises à l’audience, M. [K], assisté de son conseil, demande au tribunal : - d’acter qu’il ne conteste pas le montant de la somme due ; - de faire droit à sa demande de paiement échelonné d’un montant mensuel de 1000 euros.
Au soutien de sa demande, M. [K] indique reconnaître la dette résultant des sommes indûment perçues au titre de l’allocation aux adultes handicapés ainsi que la pénalité financière qui lui a été infligée. Il présente ses excuses et expose que ses revenus ainsi que ceux de son épouse ne lui permettent pas de faire face à de telles sommes et sollicite la mise en place d’un échéancier.
La [3], valablement représentée, demande en dernier lieu au tribunal : - de débouter M. [K] de l’ensemble de ses demandes ; - à titre reconventionnel, de valider la pénalité administrative à hauteur de 12 000 euros ; - de condamner M. [K] à lui verser la somme de 11 000 euros, correspondant au solde de la pénalité restant due.
La caisse s’oppose à ce qu’un échelonnement de la pénalité soit accordé par le tribunal, mais n’est pas opposée à la mise en place d’un échéancier si M. [K] fait la démarche auprès du directeur de la caisse, après validation de la pénalité par le tribunal.
À l’issue des débats, l’affaire a été mise en délibéré au 12 mai 2025.
MOTIFS DE LA DÉCISION
Sur la demande de validation de la pénalité
L’article L. 114-17 du code de la sécurité sociale dispose : « I.-Peuvent faire l’objet d’un avertissement ou d’une pénalité prononcée par le directeur de l’organisme chargé de la gestion des prestations familiales ou des prestations d’assurance vieillesse, au titre de toute prestation servie par l’organisme concerné : 1° L’inexactitude ou le caractère incomplet des déclarations faites pour le service des prestations, sauf en cas de bonne foi de la personne concernée ; 2° L’absence de déclaration d’un changement dans la situation justifiant le service des prestations, sauf en cas de bonne foi de la personne concernée ; (…) II.-Le montant de la pénalité est fixé en fonction de la gravité des faits, dans la limite de quatre fois le plafond mensuel de la sécurité sociale. Tout fait ayant donné lieu à une sanction devenue définitive en application du présent article peut constituer le premier terme de récidive d’un nouveau manquement sanctionné par le présent article. Cette limite est doublée en cas de récidive dans un délai fixé par voie réglementaire. La pénalité ne peut pas être prononcée s’il a été fait application, pour les mêmes faits, de l’article L. 262-52 du code de l’action sociale et des familles. (...) » En l’espèce, M. [K] ne conteste ni le principe de la pénalité, ni son montant.
Conformément à l’article L. 114-17, le directeur de la [2] doit notifier le montant envisagé de la pénalité à l’assuré afin de lui laisser la possibilité de présenter ses observations dans un délai d’un mois. A l’issue de ce délai, la pénalité ainsi que les modalités selon lesquelles la pénalité sera acquittée doivent être notif