Référés et Recours, 15 mai 2025 — 25/00284
Texte intégral
N°25/01508
R É P U B L I Q U E F R A N Ç A I S E
AU NOM DU PEUPLE FRANÇAIS
Cour d'Appel
de Pau
ORDONNANCE
CHAMBRE SPÉCIALE
Référé du
15 mai 2025
Dossier N°
N° RG 25/00284 - N° Portalis DBVV-V-B7J-JCPQ
Objet:
Demande relative à l'octroi, l'arrêt ou l'aménagement de l'exécution provisoire
Affaire :
Association MUSIKAS
C/
[Z] [H]
Nous, Rémi LE HORS, Premier Président de la cour d'appel de Pau,
Après débats à l'audience publique du 10 Avril 2025,
Avons prononcé la décision suivante à l'audience du 15 mai 2025 par mise à
disposition au greffe de la Cour, les parties en ayant été préalablement avisées
dans les conditions prévues au deuxième alinéa de l'article 450 du code de
procédure civile,
Avec l'assistance de Madame GABAIX-HIALE, Greffier
ENTRE :
Association MUSIKAS
[Adresse 2]
[Adresse 2]
[Adresse 2]
[Adresse 2]
[Adresse 2]
Demanderesse au référé ayant pour avocat Me Camille ORDOQUI,
avocat au barreau de BAYONNE
Suite à un jugement rendu par le Conseil de Prud'hommes - Formation de
départage de BAYONNE, en date du 12 Décembre 2024,
enregistré sous le n° 22/00167
ET :
Monsieur [Z] [H]
[Adresse 1]
[Adresse 1]
[Adresse 1]
Défendeur au référé ayant pour avocat Me Laurent KLEIN, avocat au
barreau de BAYONNE substitué par Me Marie LAPLACE-ROUGÉ,
avocat au barreau de BAYONNE
PRETENTIONS ET MOYENS DES PARTIES
Par acte de la SARL Molbert Bousquet, commissaire de justice à Saint-Étienne de Baïgorry en date du 29 janvier 2025, l'association Musikas qui a été condamnée à payer à [Z] [H] diverses sommes suite à son licenciement par jugement prononcé le 12 décembre 2024 par le conseil de prud'hommes de Bayonne, décision dont elle a relevé appel,demande au premier président de ce siège au visa des articles 514 et 521 du code de procédure civile, d'ordonner l'aménagement de l'exécution provisoire dont elle est assortie en l'autorisant à consigner la somme de 15 964,31 ' entre les mains du bâtonnier de Bayonne sur compte Carpa et la condamnation de ce dernier à lui payer la somme de 2000 ' au titre de l'article 700 du code de procédure civile.
À cet effet, elle expose qu'elle justifie de moyens sérieux de réformation pour contester les deux faits sur lesquels le premier juge s'est fondé pour caractériser le harcèlement subi par le salarié justifiant ainsi la nullité du licenciement, à savoir d'une part la perte de temps de travail puisque si elle a réduit le volume horaire de ses interventions au sein de l'association, ce phénomène résulte de son inertie quant à la communication de ses disponibilités, et d'autre part, s'agissant des écrits de la coordinatrice, les relations dégradées avec le défendeur reposent sur une incompréhension.
Elle ajoute que l'exécution de la décision attaquée aurait des conséquences manifestement excessives eu égard à sa situation financière présentant en 2024 un déficit de 37 773 ' alors que la précarité du statut matériel de [Z] [H] constitue un risque certain de non restitution des fonds en cas de réformation du jugement critiqué.
Ce dernier conclut au rejet des prétentions de l'association Musikas et à sa condamnation à lui payer la somme de 2500 ' sur le fondement de l'article 700 du code de procédure civile eu égard au caractère alimentaire de sa créance ; elle affirme par ailleurs à titre subsidiaire, que les dispositions de l'article 517 -1 du code de procédure civile ne sont pas applicables en l'espèce, puisque l'exécution provisoire attachée à la décision attaquée est de droit, le montant des condamnations mises à la charge de la demanderesse n'excédant pas neuf mois et qu'ainsi, l'article 514-3 du code de procédure civile doit régir ce contentieux ; il prétend que l'association Musikas ne justifie pas de moyens sérieux de réformation en ce sens, d'une part, que la réduction de son temps de travail est imputable à l'employeur, et d'autre part qu'il communique à l'appui de ses dires des écrits émanant de tiers alors qu'elle n'établit pas, à défaut d'avoir émis en première instance, des observations sur l'exécution provisoire que l'exécution de la décision incriminée entraînerait des conséquences manifestement excessives survenues postérieurement à son prononcé.
L'association Musikas réitère ses prétentions et à titre subsidiaire, sollicite l'aménagement de l'exécution provisoire en consignant la somme de 12 265, 96 ' dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement à intervenir pour tenir compte des créances alimentaires ; elle souligne que les faits de harcèlement ne sont pas établis.
[Z] [H] conteste les dernières écritures de la demanderesse et souligne que la situation financière de celle-ci lui permet de s'acquitter des sommes mises à sa charge par le jugement querellé alors qu'elle ne sollicite pas une suspension mais un aménagement de l'exécution provisoire.
SUR QUOI
Il sera relevé que l'associatio