1ère chambre civile A, 15 mai 2025 — 21/00752
Texte intégral
N° RG 21/00752 - N° Portalis DBVX-V-B7F-NMBF
Décision du Tribunal de Grande Instance de ROANNE
Au fond
du 15 décembre 2020
RG : 19/797
[D]
C/
S.C.I. SCI DE [Adresse 7]
RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
AU NOM DU PEUPLE FRANÇAIS
COUR D'APPEL DE LYON
1ère chambre civile A
ARRET DU 15 Mai 2025
APPELANT :
M. [O] [D]
né le 17 Octobre 1979 à [Localité 8] (AZERBAIDJAN)
[Adresse 2]
[Localité 9]
Représenté par la SELARL SELARL ROBERT, avocat au barreau de ROANNE
INTIMEE :
S.C.I. DE [Adresse 7]
[Adresse 3]
[Localité 5]
Représentée par la SELARL SELARL AD JUSTITIAM, avocat au barreau de ROANNE
* * * * * *
Date de clôture de l'instruction : 12 Octobre 2021
Date des plaidoiries tenues en audience publique : 13 Décembre 2023
Date de mise à disposition : 28 mars 2024 prorogée au 20 juin 2024, 31 octobre 2024, 19 décembre 2024, 17 avril 2025 et
15 mai 2025 les avocats dûment avisés conformément à l'article 450 dernier alinéa du code de procédure civile
Audience présidée par Anne WYON, magistrat rapporteur, sans opposition des parties dûment avisées, qui en a rendu compte à la Cour dans son délibéré, assisté pendant les débats de Séverine POLANO, greffier.
Composition de la Cour lors du délibéré :
- Anne WYON, président
- Julien SEITZ, conseiller
- Thierry GAUTHIER, conseiller
Arrêt Contradictoire rendu publiquement par mise à disposition au greffe de la cour d'appel, les parties présentes ou représentées en ayant été préalablement avisées dans les conditions prévues à l'article 450 alinéa 2 du code de procédure civile,
Signé par Anne WYON, président, et par Séverine POLANO, greffier, auquel la minute a été remise par le magistrat signataire.
* * * * *
FAITS PROCÉDURE ET PRÉTENTIONS DES PARTIES
Le 1er juin 2013, la société civile immobilière (la société) de [Adresse 7] a conclu avec M. [O] [D] une convention d'occupation précaire portant sur des locaux situés [Adresse 4] à [Localité 9] (42), moyennant une indemnité d'occupation mensuelle de 900 euros, hors taxes et charges.
Le 31 juin 2017, les parties ont conclu une nouvelle convention d'occupation précaire portant sur des locaux situés à la même adresse moyennant une indemnité mensuelle de 1.000 euros, hors taxes et charges.
Par lettre recommandée avec accusé de réception en date du 27 juin 2018, la société de [Adresse 7] a mis en demeure M. [D] de régler les sommes dues à ce titre pour les mois de juillet 2017 à juin 2018 du fait de l'occupation des locaux. Elle a indiqué également que la convention était de ce fait dénoncée et que l'état des lieux et la remise des clés devaient intervenir le 10 juillet 2018 au plus tard.
Monsieur [D] a libéré les lieux courant février 2019. Le 27 février 2019, la société de [Adresse 7] a fait établir un état des lieux de sortie par huissier de justice.
Par acte du 9 octobre 2019, la société de [Adresse 7] a fait assigner M. [D] devant le tribunal judiciaire de Roanne qui, par jugement du 15 décembre 2020 :
- s'est déclaré compétent pour statuer sur le litige,
- a condamné M. [D] à payer à la société de [Adresse 7] la somme de 29.612,40 euros au titre des indemnités impayées dues en exécution des conventions d'occupation précaire en date des 1er juin 2013 et 30 juin 2017,
- a condamné M. [D] à payer à la société de [Adresse 7] la somme de 1.874,28 euros au titre des frais d'enlèvement des fûts d'huile,
- débouté la société de [Adresse 7] de sa demande d'indemnisation pour un montant de 5.000 euros à titre de dommages et intérêts,
- débouté M. [D] de l'ensemble de ses demandes reconventionnelles,
- condamné M. [D] à payer à la société de [Adresse 7] la somme de 2.500 euros au titre de l'article 700 du code de procédure civile,
- condamné M. [D] aux entiers dépens,
- ordonné l'exécution provisoire .
Par déclaration du 1er février 2021, M. [D] a interjeté appel de cette décision.
Par ordonnance de référé en date du 25 mai 2021, le premier président de la cour d'appel de Lyon a rejeté la demande d'arrêt de l'exécution provisoire formée par Monsieur [D] et l'a condamné aux dépens et à verser à la société de [Adresse 7] une indemnité de 800 euros au titre de l'article 700 du code de procédure civile.
Aux termes de ses conclusions déposées le 16 avril 2021, M. [D] demande à la cour de :
- dire régulier et bien fondé l'appel interjeté par M. [D] à l'encontre du jugement rendu le 15 décembre 2020 par le tribunal judiciaire de Roanne
Y faisant droit :
- réformer le jugement en ce qu'il a :
' condamné M. [D] à payer à la société de [Adresse 7] la somme de 29.612 euros au titre des indemnités impayées dues en exécution des conventions d'occupation précaire en date des 1er juin 2013 et 30 juin 2017
' condamné M. [D] à payer à la société de [Adresse 7] la somme de 1.874,28 euros au titre des frais d'enlèvement des fûts d'huile
' débouté M. [D] de l'ensemble de ses demand