Hospitalisation d'office, 16 mai 2025 — 25/05078
Texte intégral
TRIBUNAL JUDICIAIRE DE [Localité 10]
Procédure de Soins Psychiatriques Contraints
Recours Obligatoire
Ordonnance Du Vendredi 16 Mai 2025 N°Minute : 25/468 N° RG 25/05078 - N° Portalis DBW3-W-B7J-6MUG
Demandeur LE DIRECTEUR DE L’HOPITAL [8] [Adresse 3] [Localité 1] Non comparant
Défendeur Madame [D] [H] [Adresse 11] [Adresse 6] [Localité 2] née le 26 Octobre 1950 à [Localité 12] (ITALIE) Comparante Partie Jointe Monsieur le Procureur de la République près le Tribunal judiciaire de Marseille Non comparant
Nous, Clara GRANDE, Magistrat du siège du Tribunal Judiciaire, assistée de Pauline SAMMARTANO, Greffier et en présence de Eulalie BRISSAY-PEINAUD, Auditrice de justice ;
Vu la requête de Monsieur LE DIRECTEUR DE L’HOPITAL [9] en date du 13 Mai 2025 reçue au greffe du Magistrat du siège du Tribunal Judiciaire le 13 Mai 2025, tendant à voir examiner la situation de Madame [D] [H], dans le cadre du contrôle obligatoire de soins psychiatriques contraints sous le régime de l’hospitalisation complète institué par l’article L 3211-12-1 1°, 2°,3° du Code de la Santé Publique en sa rédaction issue de la loi n° 2011-803 du 05 juillet 2011 modifiée par la Loi n°2013-869 du 27 septembre 2013;
Vu les articles L 3211-12 et L 3211-12-1 et R 3211-30 du Code de la Santé Publique résultant du décret n°2014-897 du 15 août 2014;
Les communications et les avis prévus et imposés par l’article R 3211-11 du Code de la Santé Publique ayant été faites et donnés par le Greffe ;
Vu l’avis écrit de Monsieur le Procureur de la République en date du 15 Mai 2025 tendant au maintien en soins contraints sous le régime de l’hospitalisation complète;
EXPOSÉ DE LA DEMANDE ET DE LA PROCÉDURE :
A l’appel de la cause, les parties n’ont pas sollicité le huis clos ; les débats ont donc été publics ;
Madame [D] [H], comparante en personne a été entendue et déclare : Tout de suite c’était mon choix, à La Timone. Au début j’avais des inquiétudes par rapport à mon petit chien mais ensuite je suis venu. L’hospitalisation m’a fait beaucoup de bien. Je sais gérer mes affaires mais ce qui ce passe, actuellement, mon propriétaire aurait enlevé mes affaires de l’appartement. Je suis veuve, j’ai mes enfants. J’ai pris une assurance pour protéger mon appartement, une assurance pour tout ce qu’il fallait. J’étais bien au soleil en Italie, et il y a eu un faux testament. J’ai tout envoyé au Procureur de la République de [Localité 10]. Et en Italie ils vont avoir la bonne surprise que je vais tout récupérer. Je veux protéger mon patrimoine. J’ai une famille. Je veux gérer mon patrimoine seule. J’ai vu une assistance sociale car à la banque, ils auraient fait quelque chose sur ma carte bancaire. Et parait-il que ce propriétaire, il aurait bougé mes affaires. Ca va impeccablement bien, du moment qu’ils ont trouvé le dosage, ça va très bien. Si le traitement n’est pas bien dosé, ça peut être compliqué. Je suis d’accord pour rester mais avec des permissions. Comme ça je pourrai voir mon petit chien. J’accepte le traitement car ma santé est plus précieuse que tout.
Me Ridha MIMOUNA, avocat commis d’office en application de l’article L 3211-12-2 alinéa 2 du Code de la Santé Publique , déclare soulever l’irrégularité de la procédure : On a aucune mention au niveau du tiers qui a saisi. Au niveau de la notification de la décision, il y a un refus de signer sans indiquer les raisons de ce refus. Sur le fond, apparemment Madame est consciente de son état psychologique et elle a exprimé son souhait de continuer son traitement mais avec condition de lui octroyer des sorties, pour qu’elle puisse gérer ses affaires. Je vous demande à titre exceptionnel, une expertise, mais je vous laisse l’appréciation du dossier.
Ayant eu la parole en dernier, la personne hospitalisée déclare : Moi je veux seulement un avocat pour ensuite défendre mon patrimoine. Il faut que nous travaillons ensemble. Je veux juste sortir un petit peu.
A l’issue de l’audience, les parties ont été avisées que la décision est mise en délibéré ;
MOTIFS DE LA DÉCISION :
SUR LA FORME
Attendu que selon l’article L 3211-12-1 I du Code de la Santé Publique L'hospitalisation complète d'un patient ne peut se poursuivre sans que le magistrat du siège du tribunal judiciaire, préalablement saisi par le directeur de l'établissement lorsque l'hospitalisation a été prononcée en application du chapitre II ou par le représentant de l'Etat dans le département lorsqu'elle a été prononcée en application du chapitre III du présent titre, de l'article L. 3214-3 du présent code ou de l'article 706-135 du code de procédure pénale, n'ait statué sur cette mesure : « 1° Avant l'expiration d'un délai de douze jours à compter de l'admission prononcée en application des chapitres II ou III du présent titre ou de l'article L. 3214-3 ; le juge est alors saisi dans un délai de 8 jours à compter de cette admission ; « 2° Avant l'expiration d'un délai de douze jours à compter de la décision modifiant la for