Pôle 5 - Chambre 10, 19 mai 2025 — 22/00067
Texte intégral
RÉPUBLIQUE FRAN'AISE
AU NOM DU PEUPLE FRAN'AIS
COUR D'APPEL DE PARIS
Pôle 5 - Chambre 10
ARRÊT DU 19 MAI 2025
(n° , 6 pages)
Numéro d'inscription au répertoire général : N° RG 22/00067 - N° Portalis 35L7-V-B7G-CE4S5
Décision déférée à la Cour : Jugement du 02 Novembre 2021-TJ de Paris- RG n° 19/08139
APPELANT
Monsieur [J] [I]
né le [Date naissance 1] 1949 à [Localité 14]
[Adresse 7]
[Localité 12]
Représenté par Me Patrick DELPEYROUX de la SELARL DELPEYROUX & ASSOCIES, avocat au barreau de PARIS, toque : P0403
INTIMÉ
Monsieur Le Directeur Régional des Finances Publiques d'Ile de France et du département de [Localité 14]
Pôle Fiscal Parisien 1,
Pôle Juridictionnel Judiciaire,
[Adresse 2]
[Localité 11]
Représenté par Me Guillaume MIGAUD de la SELARL ABM DROIT ET CONSEIL AVOCATS E.BOCCALINI & MIGAUD, avocat au barreau de VAL-DE-MARNE, toque : PC129
COMPOSITION DE LA COUR :
L'affaire a été débattue le 24 Mars 2025, en audience publique, devant la Cour composée de :
Madame Christine SIMON-ROSSENTHAL, Présidente de chambre
Monsieur Xavier BLANC, Président
Madame Solène LORANS, Conseillère
qui en ont délibéré, un rapport a été présenté à l'audience par Madame Solène LORANS dans les conditions prévues par l'article 804 du code de procédure civile.
Greffière, lors des débats : Madame Sonia JHALLI
ARRÊT :
- contradictoire
- par mise à disposition de l'arrêt au greffe de la Cour, les parties en ayant été préalablement avisées dans les conditions prévues au deuxième alinéa de l'article 450 du code de procédure civile.
- signé par Madame Christine SIMON-ROSSENTHAL, Présidente de chambre et par Madame Sonia JHALLI, greffière, présente lors de la mise à disposition.
EXPOSÉ DES FAITS ET DE LA PROCÉDURE
Par un testament en date du 10 juillet 2001, M. [E] [R], médecin, a institué M. [J] [I], son notaire, légataire universel de ses biens.
M. [R] est décédé le [Date décès 4] 2004. Par ordonnance rendue par le président du tribunal de grande instance de Paris en date du 21 juin 2004, M. [I] a été envoyé en possession du legs universel.
Le 3 août 2004, en qualité de légataire universel, M. [I] a déposé une déclaration de succession auprès de l'administration fiscale. A l'actif de la succession étaient mentionnés divers lots de copropriété situés à [Localité 13]. Les droits de succession s'élevaient sur ces lots à la somme de 144 000 euros.
Le 3 août 2006, une procédure de rectification a été engagée, aboutissant à un rappel de droits de 57 600 euros outre 9 187 euros d'intérêts de retard concernant lesdits lots.
En 2014, à la suite d'une plainte déposée par la curatrice d'un majeur protégé, M. [I] a été mis en examen pour des faits d'abus de confiance, de recel, d'escroquerie, de blanchiment et d'abus de faiblesse dans une instruction qui a été ouverte auprès du tribunal de grande instance de Paris.
Par une réclamation en date du 22 février 2018, M. [I] a demandé la restitution de la somme de 210 787 euros, soit 201 600 euros au principal et 9 187 euros d'intérêts de retard, au motif qu'un second testament en date du 27 juillet 2001, dont il ignorait l'existence, avait attribué la propriété de ces biens immobiliers à des légataires particuliers, de sorte qu'il n'était pas redevable des droits de succession sur lesdits biens.
Le 2 juillet 2019, en l'absence de réponse de l'administration fiscale à cette réclamation, M. [I] a assigné l'administration fiscale devant le tribunal judiciaire de Paris pour contester cette décision de rejet implicite.
Par jugement du 2 novembre 2021, le tribunal judiciaire de Paris a statué comme suit :
« DÉBOUTE M. [J] [I] de sa demande de remboursement de la somme de 210.787 euros au titre des droits de mutation relativement aux biens sis [Adresse 3] et [Adresse 9] et cadastrés CT [Cadastre 6] soit les lots 312, 349, 350, 242, 255, 270 et 15 ;
CONDAMNE M. [J] [I] aux dépens ;
DÉBOUTE M. [J] [I] de sa demande au titre de l'article 700 du code de procédure civile ;
CONDAMNE M. [J] [I] à verser au directeur régional des finances publiques d'Île de France et du département de [Localité 14] la somme de 1.500 euros au titre de l'article 700 du Code de procédure civile :
RAPPELLE que le présent jugement est exécutoire par provision de plein droit. »
Par déclaration du 22 décembre 2021, M. [I] a interjeté appel de ce jugement.
Par ordonnance du 24 octobre 2022, le conseiller de la mise état a déclaré l'appel relevé par M. [I] recevable.
Par dernières conclusions remises au greffe le 27 janvier 2025, M. [I] demande à la cour de :
« Dire la Requête en Appel de Monsieur [J] [I] recevable,
La déclarant bien fondée,
Infirmer le jugement du Tribunal Judiciaire de Paris qui a rejeté la réclamation de Monsieur [I],
Ordonner la restitution à Monsieur [J] [I] de la somme de 210 787 ' (deux cent dix mille sept cent quatre-vingt-sept euros) au titre des droits de mutation acquittés à tort relativ