Chambre sociale 4-2, 22 mai 2025 — 23/01086

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Texte intégral

COUR D'APPEL

DE

VERSAILLES

Code nac : 80A

Chambre sociale 4-2

ARRET N°

réputé contradictoire

DU 22 MAI 2025

N° RG 23/01086 N° Portalis DBV3-V-B7H-VZ3Y

AFFAIRE :

[U] [D]

C/

S.A.S. LENARY

SE.L.A.R.L MLCONSEILS

UNEDIC DÉLÉGATION AGS CGEA D'ORLÉANS

Décision déférée à la cour : Jugement rendu

le 13 avril 2023 par le Conseil de Prud'hommes - Formation paritaire de POISSY

Section : C

N° RG : F 22/00031

Copies exécutoires et certifiées conformes délivrées à :

Me Kamel YAHMI

Me Olivier LIGETI

Le :

RÉPUBLIQUE FRANÇAISE

AU NOM DU PEUPLE FRANÇAIS

LE VINGT DEUX MAI DEUX MILLE VINGT-CINQ,

La cour d'appel de Versailles a rendu l'arrêt suivant dans l'affaire entre :

APPELANT

Monsieur [U] [D]

Né le 20 avril 1984 à [Localité 14] (Algérie)

[Adresse 1]

[Localité 8]

Représentant : Me Kamel YAHMI de la SELEURL KAMEL YAHMI AVOCATS, Plaidant/Postulant, avocat au barreau de PARIS, vestiaire : E0663

****************

INTIMEE

S.A.S. LENARY

N° SIRET : 844 260 661

[Adresse 5]

[Localité 7]

Représentant : Me Olivier LIGETI de l'AARPI ALMATIS, postulant, avocat au barreau de PARIS, vestiaire : P0560

Plaidant : Me Laurène LELOUP, aovcat au barreau de PARIS

****************

PARTIES INTERVENANTES

S.E.L.A.R.L MLCONSEILS, prise en la personne de Me [E] [M], en sa qualité de mandataire judiciaire de la S.A.S LENARY.

[Adresse 3]

[Localité 6]

Représentant : Me Olivier LIGETI de l'AARPI ALMATIS, postulant, avocat au barreau de PARIS, vestiaire : P0560

Plaidant : Me Laurène LELOUP, aovcat au barreau de PARIS

UNEDIC DÉLÉGATION AGS CGEA D'[Localité 10]

[Adresse 2]

[Adresse 2]

[Localité 4]

Défaillante, déclaration d'appel signifiée le 3 juin 2024 à personne morale

Composition de la cour :

En application des dispositions de l'article 805 du code de procédure civile, l'affaire a été débattue à l'audience publique du 14 février 2025 les avocats des parties ne s'y étant pas opposés devant Madame Isabelle CHABAL, conseillère chargée du rapport.

Ce magistrat a rendu compte des plaidoiries dans le délibéré de la cour, composée de :

Madame Catherine BOLTEAU-SERRE, présidente,

Madame Aurélie PRACHE, présidente,

Madame Isabelle CHABAL, conseillère,

Greffière lors des débats : Madame Victoria LE FLEM,

EXPOSE DU LITIGE

La société par actions simplifiée Lenary, dont le siège social est situé [Adresse 5], dans le département de Yvelines, exerce une activité de restauration au sein de la crêperie Louis Burger breton située à [Localité 9]. Elle emploie moins de 11 salariés.

La convention collective applicable est celle de la restauration rapide du 18 mars 1988.

Son président est M. [P] [Z], lequel est également président de la société Meary qui exploite la crêperie de la gare située à [Localité 13] (Yvelines).

Relations avec la société Meary

M. [U] [D], né le 20 avril 1984, a été engagé par la société Meary selon contrat de travail à durée indéterminée à temps partiel (24 heures par semaine ou 104 heures par mois) en date du et à effet au 7 février 2020, en qualité de plongeur, moyennant une rémunération mensuelle brute de 1 055,60 euros.

Selon avenant du 1er octobre 2020, M. [D] a été engagé par la même société, à temps plein, en qualité de serveur, moyennant une rémunération mensuelle brute de 1 539,45 euros.

Par courrier de son conseil daté du 5 octobre 2021, M. [D], prétendant qu'il lui a été demandé le 3 octobre 2021 de rentrer chez lui sans aucune raison ni procédure disciplinaire, a demandé à la société Meary de régulariser sa situation en déclarant et en lui payant toutes les heures de travail qu'il a effectuées, y compris les heures supplémentaires, et de lui faire reprendre son emploi avec indemnisation de la période de mise à pied.

Par courrier en date du 8 octobre 2021, la société Meary a convoqué M. [D] à un entretien préalable qui s'est déroulé le 20 octobre 2021.

Par courrier en date du 27 octobre 2021 la société Meary a notifié à M. [D] son licenciement pour cause objective en raison du défaut de fourniture d'un titre de séjour l'autorisant à exercer l'activité pour laquelle il a été embauché.

Par requête du 8 février 2022, M. [D] a saisi le conseil de prud'hommes de Saint-Germain-en-Laye d'une demande de requalification de son contrat à temps partiel en contrat à temps plein et d'une demande d'indemnité pour travail dissimulé.

L'affaire est pendante.

Relations avec la société Lenary

M. [D] produit un contrat de travail à durée indéterminée à temps partiel (24 heures par semaine ou 104 heures par mois) signé avec la société Lenary en date du et à effet au 7 février 2020 pour un emploi de serveur.

Il soutient que pour cet emploi il n'y a eu ni déclaration préalable à l'embauche, ni vérification de sa situation administrative, ni rémunation ni remise de bulletins de salaire et prétend qu'il s'est vu interdire l'accès à son lieu de travail par son employeur à compter du 3 octo