7ème Ch Prud'homale, 22 mai 2025 — 22/04781
Texte intégral
7ème Ch Prud'homale
ARRÊT N°158/2025
N° RG 22/04781 - N° Portalis DBVL-V-B7G-S7XL
M. [N] [S]
C/
S.A.S. ETABLISSEMENTS [Z] PERE ET FILS
RG CPH : 21/00031
Conseil de Prud'hommes - Formation paritaire de RENNES
Copie exécutoire délivrée
le :
à :
Copie certifiée conforme délivrée
le:
à:
RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
AU NOM DU PEUPLE FRANÇAIS
COUR D'APPEL DE RENNES
ARRÊT DU 22 MAI 2025
COMPOSITION DE LA COUR LORS DU DÉLIBÉRÉ :
Président : Monsieur Hervé BALLEREAU, Président de chambre,
Assesseur : Madame Isabelle CHARPENTIER, Conseillère,
Assesseur : Monsieur Bruno GUINET, Conseiller,
GREFFIER :
Madame Françoise DELAUNAY, lors des débats et lors du prononcé
DÉBATS :
A l'audience publique du 24 Mars 2025 devant Monsieur Bruno GUINET, magistrat rapporteur, tenant seul l'audience, sans opposition des représentants des parties et qui a rendu compte au délibéré collégial
En présence de Madame [U], médiateur judiciaire,
ARRÊT :
Contradictoire, prononcé publiquement le 22 Mai 2025 par mise à disposition au greffe comme indiqué à l'issue des débats
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APPELANT :
Monsieur [N] [S]
né le 28 Juin 1970 à [Localité 5]
[Adresse 4]
[Localité 3]
Comparant en personne assisté de Me Anne-marie QUESNEL de la SELARL QUESNEL DEMAY LE GALL-GUINEAU OUAIRY-JALLAIS BOUCHER BEUCHER -FLAMENT, Plaidant/Postulant, avocat au barreau de RENNES
INTIMÉE :
S.A.S. ETABLISSEMENTS [Z] PERE ET FILS Prise en la personne de son représentant légal, domicilié en cette qualité audit siège
[Adresse 1]
[Localité 2]
Comparante en la personne de son représentant Madame [D] [Y], responsable Ressources Humaines du Groupe [Z] Menuiseries, assistée de Me Bruno LOUVEL de la SELARL PHENIX, Plaidant/Postulant, avocat au barreau de RENNES subsituée par Me Audrey LETERTRE, avocat au barreau de RENNES
EXPOSÉ DU LITIGE :
La SA ETS Pasquier père et fils est spécialisée dans la fabrication de menuiseries (portes, fenêtres, volets'). Elle applique la convention collective nationale des menuiseries, charpentes, constructions industrialisées et portes planes.
Le 3 janvier 2008, M. [N] [S] a été embauché en qualité d'ouvrier selon un contrat de travail à durée indéterminée par la SA ETS Pasquier père et fils. Son ancienneté a été reprise au 16 octobre 2007.
En dernier lieu, le salarié occupait le poste d'opérateur, statut ouvrier, niveau 3 - échelon 4 - coefficient 155.
Le 25 novembre 2015, M. [S] a fait l'objet d'un courrier de mise en garde pour non-respect des temps de pause. Le 9 décembre suivant, un courrier de rappel de ses obligations professionnelles lui a été notifié en raison du non-respect des horaires de travail et d'une absence injustifiée.
Par courrier en date du 28 novembre 2019, le salarié a fait l'objet d'un avertissement pour absence injustifiée le 31 octobre 2019.
En raison de la dénonciation de propos injurieux proférés à l'encontre de plusieurs de ses collègues, le responsable de fabrication, [F] [A], a remis en mains propres le 10 juillet 2020 un courrier de convocation à un entretien préalable à sanction à M. [S]. Ce dernier n'a pas accepté le courrier.
Par lettre recommandée avec accusé de réception en date du 17 juillet 2020, M. [S] a été convoqué à un entretien préalable à son licenciement fixé le 28 juillet suivant avec mise à pied à titre conservatoire.
Par courrier recommandé avec accusé de réception en date du 31 juillet, il était licencié pour faute grave en raison de ses propos injurieux à l'encontre de ses collègues.
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Contestant la rupture de son contrat de travail, M. [S] a saisi le conseil de prud'hommes de Rennes par requête en date du 14 janvier 2021 afin de voir :
- Juger le licenciement pour faute grave prononcé à l'égard de M. [S] sans cause réelle et sérieuse
- En conséquence, condamner la SA ETS [Z] père et fils à lui payer les sommes suivantes :
- Indemnité de préavis : 4 136,14 euros
- Indemnité de congés payés sur préavis : 413,61 euros
- Dommages et intérêts pour licenciement abusif : 23 782,80 euros
- Salaire mise à pied conservatoire : 1 008,84 euros
- Indemnité congés payés : 100,88 euros
- Article 700 du code de procédure civile : 2 000,00 euros
La SA [Z] menuiserie a demandé au conseil de prud'hommes de :
- Dire et juger que licenciement de M. [S] repose sur une faute grave, à défaut sur une cause réelle et sérieuse.
- Débouter M. [S] de l'ensemble de ses demandes, fins et prétentions.
- Condamner M. [S] à payer à la SA ETS [Z] père et fils la somme de 2 000 euros en raison d'un abus de ce dernier dans le droit d'agir en justice.
- Condamner M. [S] à payer à la SA ETS [Z] père et fils la somme cle 3 000 euros sur le fondement de l'article 700 du code de procédure civile.
- Condamner M. [S] aux entiers dépens,
Par jugement en date du 21 juin 2022, le conseil de prud'hommes de Rennes a:
- Dit et jugé que le licenciement de M. [S] repose s