1ère chambre civile A, 22 mai 2025 — 22/00135
Texte intégral
N° RG 22/00135 - N° Portalis DBVX-V-B7G-OBJB
Décision du Tribunal Judiciaire de Lyon
Au fond du 08 décembre 2021
( chambre 9 cab 09 F)
RG : 17/06996
RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
AU NOM DU PEUPLE FRANÇAIS
COUR D'APPEL DE LYON
1ère chambre civile A
ARRET DU 22 Mai 2025
APPELANTS :
M. [E] [U]
né le [Date naissance 3] 1951 à [Localité 9] (Maroc)
[Adresse 4]
[Localité 5]
Représenté par Me Julie BARRON de la SELARL ALYSTREE AVOCATS, avocat au barreau de LYON, avocat postulant, toque : 361
Et ayant pour avocat plaidant la SELARL BONDIGUEL & ASSOCIES, avocat au barreau de RENNES, toque : 17
Mme [H] [U]
née le [Date naissance 2] 1956 à [Localité 8] (Algérie)
[Adresse 4]
[Localité 5]
Représentée par Me Julie BARRON de la SELARL ALYSTREE AVOCATS, avocat au barreau de LYON, avocat postulant, toque : 361
Et ayant pour avocat plaidant la SELARL BONDIGUEL & ASSOCIES, avocat au barreau de RENNES, toque : 17
INTIME :
DIRECTION GENERALE DES FINANCES PUBLIQUES REPRÉSENTÉE PAR LE [Adresse 6],
[Adresse 7]
[Localité 1]
Représentée par Me Caroline GRAS de la SELAS AGIS, avocat au barreau de LYON, toque : 1866
* * * * * *
Date de clôture de l'instruction : 08 Novembre 2022
Date des plaidoiries tenues en audience publique : 10 Octobre 2024
Date de mise à disposition : 22 Mai 2025
Composition de la Cour lors des débats et du délibéré :
- Anne WYON, président
- Julien SEITZ, conseiller
- Thierry GAUTHIER, conseiller
assistés pendant les débats de Séverine POLANO, greffier
A l'audience, un membre de la cour a fait le rapport, conformément à l'article 804 du code de procédure civile.
Arrêt Contradictoire rendu publiquement par mise à disposition au greffe de la cour d'appel, les parties en ayant été préalablement avisées dans les conditions prévues à l'article 450 alinéa 2 du code de procédure civile,
Signé par Anne WYON, président, et par Séverine POLANO, greffier, auquel la minute a été remise par le magistrat signataire.
* * * *
FAITS, PROCEDURE ET PRETENTIONS DES PARTIES
Afin de pouvoir bénéficier d'une réduction sur l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF) à hauteur de 75 % de leur investissement, M. et Mme [U] (les contribuables) ont participé le 15 juin 2009, pour un montant de 45 300 euros, à l'augmentation de capital de la société Finarea Verum de capital de la société Finarea Verum, ayant pour objet la mise en relation d'investisseurs redevables de l'ISF et des PME ayant besoin de financement.
Cette société détenait depuis le 14 février 2009 une participation dans le capital de la société Number Wine et a pris, le 12 mai 2010, une participation dans le capital de la société Phonea Vitis.
Le 5 décembre 2012, la direction régionale des finances publiques de Rhône-Alpes et du département du Rhône, aux droits de laquelle vient le directeur régional des finances publiques de Provence-Alpes-Côte d'Azur et du département des Bouches-du-Rhône (l'administration fiscale) a adressé aux contribuables une proposition de rectification au titre de l'impôt de solidarité pour l'année 2009, concluant à la remise en cause de la réduction fiscale revendiquée par les époux [U], au motif principal que la société bénéficiaire de leur versement n'exerçait pas une activité commerciale d'animation.
Après contestation des contribuables, à laquelle l'administration fiscale a répondu le 4 avril 2013 pour indiquer qu'elle maintenait la rectification, les sommes réclamées ont été mises en recouvrement le 17 mai 2013.
La réclamation contentieuse formée par les contribuables le 24 décembre 2015 a été rejetée le 15 février 2017.
Le 10 avril 2017, les époux [U] ont assigné l'administration fiscale devant le tribunal de grande instance, devenu tribunal judiciaire, de Lyon aux fins d'être principalement déchargés du rehaussement d'impôt.
Par jugement du 8 décembre 2021 (n° RG 17/06996), le tribunal judiciaire de Lyon a :
- débouté les époux [U] de l'ensemble de leurs demandes ;
- condamné les époux [U] aux entiers dépens au sens de l'article R* 207-1 du livre des procédures fiscales.
Par déclaration transmise au greffe le 4 janvier 2022, les époux [U] ont relevé appel de cette décision.
Dans leurs conclusions déposées le 1er avril 2022, les époux [U] demandent à la cour de :
- infirmer le jugement en toutes ses dispositions ;
- en tout état de cause :
- déclarer irrégulière la procédure fiscale préalable à la présente procédure contentieuse ;
- en conséquence, annuler ladite procédure et prononcer la décharge des rehaussements ;
- rejeter comme étant infondée la décision de rehaussement puis de mise en recouvrement prise contre eux ;
- en conséquence, prononcer la décharge des rehaussements ;
- Le cas échéant :
- ordonner la communication par l'administration fiscale, sous astreinte provisoire, pendant deux mois, de 1 000 euros par jour de retard à compter du huitième jour suivant la signif