Ch 10 REFERES, 22 mai 2025 — 25/00318
Texte intégral
REFERES
JUGEMENT N°
DOSSIER :N° RG 25/00318 - N° Portalis DBYH-W-B7J-MIRX
AFFAIRE : S.D.C. SYNDICAT DES COPROPRIÉTAIRES DE L'IMMEUBLE [Adresse 1] C/ [G], [I]
Le : 22 Mai 2025
Copie exécutoire et copie à :
la SELARL LX GRENOBLE-CHAMBERY
Copie à :
Madame [Y] [G] Monsieur [F] [I]
TRIBUNAL JUDICIAIRE DE GRENOBLE
JUGEMENT RENDU SELON LA PROCÉDURE ACCELÉRÉE AU FOND LE 22 MAI 2025
Par Delphine HUMBERT, Première vice-présidente du Tribunal judiciaire de GRENOBLE, assistée de Patricia RICAU, Greffière ;
ENTRE :
DEMANDEUR
SYNDICAT DES COPROPRIÉTAIRES DE L'IMMEUBLE [Adresse 2] sis [Adresse 3] représenté par son syndic de copropriété en exercice la SAS ORALIA Gignoux Lemaire dont le siège social est [Adresse 5]
représenté par Maître Alexis GRIMAUD de la SELARL LX GRENOBLE-CHAMBERY, avocats au barreau de GRENOBLE
D’UNE PART
ET :
DEFENDEURS
Madame [Y] [G] née le 29 Janvier 1994 EN ALGERIE, demeurant [Adresse 4]
non comparante
Monsieur [F] [I] né le 22 Novembre 1983 à [Localité 7], demeurant [Adresse 4]
non comparant
D’AUTRE PART
Vu l’assignation en date du 17 Février 2025 pour l’audience des référés du 27 Mars 2025 ;
A l’audience publique du 27 Mars 2025 tenue par Delphine HUMBERT, Première vice-présidente assistée de Patricia RICAU, Greffière, l’affaire a été mise en délibéré et le prononcé de la décision renvoyé au 22 Mai 2025, date à laquelle Nous, Delphine HUMBERT, Première vice-présidente, avons rendu par mise à disposition au Greffe le jugement dont la teneur suit :
EXPOSE DU LITIGE
Madame [Y] [G] et Monsieur [F] [I] sont copropriétaires au sein de la copropriété de l'immeuble [Adresse 2] situé à [Localité 6]. A la date du 10 septembre 2024, ils ont été mis en demeure d'acquitter la somme de 2827,56 € au titre d'un arriéré de charges.
Cette mise en demeure de payer les charges de copropriété les informaient qu'en vertu de l'article 19-2 de la loi du 10 juillet 1965, les provisions non encore échues deviendraient immédiatement exigibles à l'issue du délai de trente jours.
Par acte de commissaire de justice du 17 février 2025, le syndicat des copropriétaires de l'immeuble [Adresse 2], représenté par son syndic en exercice, la SAS ORALIA Gignoux Lemaire, a fait assigner Madame [Y] [G] et Monsieur [F] [I] devant le président du tribunal judiciaire statuant en procédure accélérée au fond afin qu'ils soient solidairement condamnés au paiement des sommes suivantes : - 4 313,80 €, outre intérêts au taux légal à compter de la mise en demeure du 10 septembre 2024 et la capitalisation des intérêts ; - 800 € au titre de dommages-intérêts pour résistance abusive et injustifiée ; - 800 € au titre de l'article 700 du Code de Procédure Civile, outre les entiers dépens de l''instance avec application de l'article 10-1 de la Loi du 10 juillet 1965.
Assignés par remise de l'acte en l'étude de commissaire de justice, Madame [Y] [G] et Monsieur [F] [I], qui ont bénéficié d'un délai suffisant n'ont pas comparu. Il sera statué par jugement réputé contradictoire et en premier ressort, conformément à l'article 473 du code de procédure civile.
MOTIFS DE LA DECISION
En application de l'article 10 de la loi du 10 juillet 1965, les copropriétaires sont tenus de participer aux charges entraînées par les services collectifs et les éléments d'équipement commun en fonction de l'utilité objective que ces services et éléments présentent à l'égard de chaque lot, dès lors que ces charges ne sont pas individualisées. Ils sont tenus de participer aux charges relatives à la conservation, à l'entretien et à l'administration des parties communes, générales et spéciales, et de verser au fonds de travaux mentionnée à l'article 14-2 la cotisation prévue au même article, proportionnellement aux valeurs relatives des parties privatives comprises dans leurs lots.
L'obligation à la dette existe, dès lors que l'assemblée générale des copropriétaires a approuvé les comptes présentés par le syndic et qu'aucun recours n'a été formé dans le délai légal, mentionné à l'article 42 de la loi du 10 juillet 1965.
Il appartient au juge chargé d'appliquer l'article 19-2 de la loi du 10 juillet 1965 de constater le vote du budget prévisionnel par l'assemblée générale de la copropriété ainsi que la déchéance du terme, avant de condamner le copropriétaire défaillant au versement des provisions prévues à l'article 14-1 et devenues exigibles.
En l'espèce, le syndicat des copropriétaires produit aux débats : - la matrice cadastrale, - un décompte du 1er mars 2022 au 1er janvier 2025, - le contrat de syndic, - la mise en demeure du 10 septembre 2024, - le procès-verbal de l'assemblée générale du 4 avril 2022 comportant approbation des comptes pour l'exercice clos au 30 septembre 2021, modification du budget prévisionnel pour l'exercice 2021/2022 (30 septembre) et vote du budget prévisionnel pour l'exercice 2022/2023 (30 septembre), - le procès-verbal de l'assemblée générale