, 22 mai 2025 — 2025F00585
Texte intégral
TRIBUNAL DE COMMERCE DE CHARTRES
22/05/2025 JUGEMENT DU VINGT-DEUX MAI DEUX MILLE VINGT-CINQ
Numéro de rôle général : 2025F585 Numéro de Procédure collective : 2025RJ138
LIQUIDATION JUDICIAIRE SIMPLIFIEE
DEBITEUR :
Monsieur [L] [O] [I] [Adresse 1] [Localité 2] Non inscrit au RCS - Inscrit au RM sous le numéro 384 224 986 RM 28
COMPOSITION DU TRIBUNAL :
Décision contradictoire et en premier ressort
Président : Madame Sandrine FOUCAULT Juges : Monsieur Jean-Marie GODARD Madame Brigitte VOLPI
lors des débats, du délibéré et du prononcé.
Assistés, lors des débats et du prononcé, de Maître Sébastien FERTRÉ, greffier. Débats à l'audience en Chambre du Conseil du 22/05/2025. Jugement prononcé en audience publique le 22/05/2025 par Madame Sandrine FOUCAULT, président assisté de Maître Sébastien FERTRÉ, greffier, qui l’ont signé.
A la date du 15/05/2025, Monsieur [L] [O] [I], entrepreneur individuel relevant du statut défini à la section 3 du chapitre VI du titre II du livre V du code de commerce, utilisant pour son activité professionnelle la dénomination « EI Nom ou Nom d’usage », a déposé, au greffe de ce tribunal, la demande d’ouverture de liquidation judiciaire prévue par l'article R. 640-1 du code de commerce.
Monsieur [L] [O] [I] a été appelé à comparaître en chambre du conseil par le greffier de ce tribunal qui l'a également informé des dispositions de l'article R. 621-2 du code de commerce concernant la désignation de la personne habilitée à exercer les voies de recours au nom des salariés ou du comité social et économique.
Le dossier a été communiqué au procureur de la République, en application combinée des articles 425 du code de procédure civile et R. 662-10 du code de commerce.
Il résulte des pièces produites et des informations recueillies en Chambre du Conseil que l’actif disponible serait néant ; que le passif exigible serait de 16.685 € ; que le chiffre d’affaires annuel s’élèverait à 56 K€ et que le débiteur n’emploierait pas de salarié,
Monsieur [L] [O] [I], assisté de Monsieur [W] [S] [W], (GPA 28) a comparu en chambre du conseil et déclaré qu’il exerce la profession de taxi en région parisienne. Que depuis 2018 il est en location gérance. Qu’il n’a plus de trésorerie ni de véhicule, mais reste redevable d’environ 16.000 € au titre de la location du véhicule. Qu’il n’a pas de dette personnelle.
Qu’il y a lieu de fixer la date de cessation des paiements au 04/05/2025,
Que Monsieur [L] [O] [I] sollicite sa mise en liquidation judiciaire,
Le Ministère Public a été avisé de la date de l'audience, la procédure lui ayant été communiquée.
SUR CE,
Attendu qu’au titre de l’examen de la régularité de la demande de Monsieur [L] [O] [I], il sera dit et jugé que l’entrepreneur individuel a utilement saisi ce tribunal en déposant la demande d’ouverture de procédure prévue aux articles R. 621-1, R. 631-1 et R. 640-1 du code de commerce ; que ce tribunal, ainsi saisi, doit donc, en vertu de l’article L. 681-1 du code de commerce, apprécier à la fois :
* Si les conditions d'ouverture d'une procédure prévue aux titres II à IV du présent livre sont réunies, en fonction de la situation du patrimoine professionnel de l'entrepreneur individuel ; * Si les conditions prévues à l'article L. 711-1 du code de la consommation sont réunies, en fonction de l'actif du patrimoine personnel et de l'ensemble des dettes exigibles ou à échoir dont le recouvrement peut être poursuivi sur cet actif, * Si ces conditions sont alternativement ou cumulativement réunies ;
Attendu qu'il ressort des pièces du dossier et des déclarations de Monsieur [L] [O] [I] en chambre du conseil que l’entrepreneur individuel dont s'agit ne peut faire face à son passif exigible avec l'actif dont il dispose eu égard à son patrimoine professionnel, lequel correspond aux biens, droits, obligations et sûretés de toutes ses activités professionnelles ; qu’au vu des éléments du dossier, des pièces produites aux débats et de la teneur de ceux-ci, il apparaît que la date de cessation des paiements doit être fixée au 04/05/2025 sans préjudice de l’exercice de l’action prévue par les articles L. 631-8 et L. 641-1 du code de commerce ;
Attendu que le redressement de l’entrepreneur individuel apparaît manifestement impossible : - Son passif apparaissant comme sans proportion avec ses facultés de remboursement présentes ou futures,
Attendu qu’avant de statuer, le tribunal doit examiner si la situation du débiteur répond aux conditions posées aux articles L. 645-1 et L. 645-2 du code de commerce et ouvre, le cas échéant, avec son accord, une procédure de rétablissement professionnel ; qu’en l’espèce, si le débiteur a donné, dans le corps de sa demande d’ouverture de procédure de liquidation judiciaire et à l’audience, son accord quant à l’ouverture d’une telle procédure, la date à laquelle la cessation des paiements a été fixée à l’issue de l’instruction de l’affaire à l’audience, soit plus de quarante-cinq jours avant la date à laquelle ce