CHAMBRE 10, 30 mai 2025 — 2024F01099

Cour de cassation — CHAMBRE 10

Texte intégral

TRIBUNAL DE COMMERCE DE PONTOISE

JUGEMENT DU 30 MAI 2025 CHAMBRE 10

N° RG : 2024F01099

DEMANDEUR

SA CREDIT MUTUEL LEASING

Prise en la personne de son représentant légal 17 bis place des Reflets - 92988 PARIS LA DEFENSE CEDEX Représentée par la SELARL 9 JANVIER en la personne de Maître Julien SEMERIA, Avocat 20 rue Alexandre Prachay - 95300 PONTOISE Comparante

DÉFENDEUR

Monsieur [T] [U]

46 avenue du Général de Gaulle - 95350 SAINT BRICE SOUS FORET Non comparant

COMPOSITION DU TRIBUNAL

Lors des débats du 6 mars 2025 : M. Géraud FONTANIÉ, juge chargée d'instruire l'affaire,

Lors du M. Géraud FONTANIÉ, Président de chambre, délibéré : Mme Catherine DUCHENE, Juge, M. Jean-François IMPINNA, Juge

JUGEMENT

Prononcé publiquement par mise à disposition du jugement au greffe du tribunal conformément aux dispositions de l’article 450 du code de procédure civile.

Jugement signé par Monsieur Géraud FONTANIÉ, Président de chambre et par Madame Dominique PAVANELLO, greffière d’audience à laquelle la minute de la décision a été remise par le magistrat signataire.

La société Crédit Mutuel Leasing, organisme de financement de biens d'équipement en créditbail, a conclu, le 9 juin 2017, un contrat de crédit- bail avec la société Kénitra, restaurant dont le gérant M. [U] s’est porté caution solidaire des engagements de la société. Elle demande le paiement de la somme de 22 569,81 euros au titre des loyers non réglés et des indemnités de résiliation.

LA PROCÉDURE

Par acte délivré le 13 novembre 2024, suivant les modalités prévues à l’article 659 du code de procédure civile, la SA Crédit Mutuel Leasing venant au droit de la SA CM-CIC-Bail, immatriculée au RCS de Nanterre sous le n° 642 017 834, a assigné M. [T] [U], né le 8 juillet 1972 à SoisySous-Montmorency, devant ce tribunal pour l’audience du 4 décembre 2024.

Aux termes de cette assignation, la société Crédit Mutuel Leasing demande au tribunal de : Vu les dispositions des articles 2288, 2298, 1103, 1104 et 1193 et suivants du code civil et vu les pièces versées aux débats,

Dire et juger recevables et bien fondées les demandes de la société Crédit Mutuel Leasing, En conséquence, y faisant droit, Condamner M. [U] en sa qualité de caution des engagements de la société Kénitra à payer à la société Crédit Mutuel Leasing au titre du contrat de crédit-bail n° 10018304900, la somme de 22 569,81 euros, outre intérêts au taux contractuel égal à une fois et demi le taux légal à compter du 22 juillet 2024 ; Ordonner la capitalisation des intérêts à compter de la date d’assignation dans les conditions de l’article 1343-2 du code civil ; N’accorder aucun délai de paiement supplémentaire en raison des retards répétés dans le paiement de la dette ; Condamner M. [U] à payer à la société Crédit Mutuel Leasing la somme de 2 000 euros au titre de l’article 700 du code de procédure civile ; Condamner M. [U] aux entiers dépens lesquels comprendront notamment les frais de mesures conservatoires qui pourront être engagées ; Rappeler que l’exécution provisoire du jugement à intervenir est de droit nonobstant appel et sans caution.

Après renvois, l’affaire est revenue à l’audience de plaidoirie le 6 mars 2025 au cours de laquelle la société Crédit Mutuel Leasing a été entendue en ses explications en absence de M. [U] ; ce dernier ne se présente pas ni personne à sa place ; il ne fournit pas davantage d’observation écrite.

En vertu de l’article 472 du code de procédure civile, lorsque le défendeur ne comparait pas, il est néanmoins statué sur le fond, le juge ne faisant droit à la demande que s’il l’estime recevable, régulière et bien fondée.

Pour plus ample exposé des prétentions et moyens de la partie présente, il est renvoyé à ses dernières écritures conformément aux dispositions de l’article 455 du code de procédure civile.

SUR QUOI LE TRIBUNAL

Sur la demande principale

Sur le contrat :

La société Crédit Mutuel Leasing expose qu'elle a consenti le 9 juin 2017 a la société Kénitra un contrat de crédit-bail portant sur un véhicule Mercedes au prix d’achat de 42 000 euros TTC. Elle indique que la durée du contrat était fixée a 60 mois et que le loyer á acquitter s'élevait a 646,48 euros TTC. Elle précise que par acte séparé du méme jour, soit le 9 juin 2017, M. [U] s'est porté caution solidaire des engagements de la société Kénitra à hauteur de 38 477,52 euros. Elle ajoute que par jugement en date du 2 février 2024, le tribunal de commerce de Pontoise a prononcé la liquidation judiciaire de la société Kénitra.

Elle précise qu'en date du 9 février 2024, elle adressait a Me [S] [C], mandataire judiciaire, une demande en revendication du véhicule objet du contrat de crédit-bail et déclarait régulièrement sa créance à hauteur de 22 569,81 euros.

La société Crédit Mutuel Leasing indique avoir adressé à M. [U] une mise en demeure le 22 juillet 2024 d’avoir à régler sous huitaine la somme de 22 569,81 euros conformément à son engagement de caution par suite de la liquidation judi