JCP LOGEMENT, 7 mai 2025 — 25/00212

Expulsion "conditionnelle" ordonnée au fond avec suspension des effets de la clause résolutoire Cour de cassation — JCP LOGEMENT

Texte intégral

Minute n° 2025 /

AU NOM DU PEUPLE FRANÇAIS

TRIBUNAL JUDICIAIRE DE NANTES - PALAIS DE JUSTICE

AUDIENCE DES EXPULSIONS LOCATIVES

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JUGEMENT du 07 Mai 2025 __________________________________________

DEMANDEUR :

NANTES METROPOLE HABITAT 26, Place Rosa Parks BP 83618 44036 NANTES

représenté par Madame [V] [N], munie d’un pouvoir écrit D'une part,

DÉFENDEUR :

Monsieur [F] [M] 19 rue du Paraguay Appartement N°98 Etage 3 44300 NANTES

Non comparant D'autre part,

COMPOSITION DU TRIBUNAL :

PRÉSIDENTE : Stéphanie ZARIFFA GREFFIER : Michel HORTAIS

PROCEDURE :

date de la première évocation : 06 mars 2025 date des débats : 06 mars 2025 délibéré au : 07 mai 2025

RG N° N° RG 25/00212 - N° Portalis DBYS-W-B7J-NRF2

COPIES AUX PARTIES LE : CE + CCC à NANTES METROPOLE HABITAT CCC à Monsieur [F] [M] + préfecture Copie dossier

EXPOSE DU LITIGE

Par acte sous seing-privé en date du 3 avril 2023, prenant effet le 1er avril 2023, pour une durée d'un an renouvelable, Nantes Métropole Habitat, Office Public de l’Habitat de la Métropole Nantaise a donné à bail à Monsieur [F] [M] un local à usage d'habitation numéro 98 au troisième étage sis 19 rue du Paraguay à Nantes (44300), moyennant un loyer mensuel révisable de 344.75 euros, outre une provision sur charges de 132.71 euros et le versement d’un dépôt de garantie de 321 euros.

Des loyers restant impayés, par acte du 24 avril 2024, Nantes Métropole Habitat lui a délivré un commandement de payer les loyers visant la clause résolutoire du bail.

Par acte de commissaire de justice du 17 septembre 2024, Nantes Métropole Habitat a assigné Monsieur [F] [M] devant le Juge des Contentieux de la Protection du Tribunal Judiciaire de NANTES, aux fins de voir :

- déclarer la demande recevable et bien fondée ;

- constater la résiliation du bail signé le 3 avril 2023 entre les parties ;

- à titre subsidiaire, et dans l’hypothèse où il ne serait pas fait droit à la demande tendant à constater la résiliation du contrat de bail en application de la clause résolutoire, prononcer la résiliation judiciaire du bail signé le 3 avril 2023 entre les parties ;

- ordonner l'expulsion de Monsieur [F] [M] ainsi que de tous occupants de son chef, avec au besoin l’assistance de la force publique et d'un serrurier, selon les modalités et délais prévus par la loi ;

- autoriser le transport des meubles et objets mobiliers pouvant se trouver dans les lieux et leur transfert au garde meuble aux frais et risques du locataire selon les dispositions prévues par la loi ;

- condamner Monsieur [F] [M] à payer :

-la somme de 1 197.44 euros correspondant aux loyers, charges et indemnités d’occupation échus et impayés au 23 août 2024, avec intérêts au taux légal à compter de l’assignation, somme à parfaire au jour de l’audience ;

-une indemnité d’occupation égale au dernier loyer en cours soit la somme de 356.81 euros, augmentée des charges locatives en cours, à compter de la date de résiliation du bail, et ce jusqu’à la libération effective des lieux, laquelle indemnité suivra les conditions de révision du prix du loyer dans le cadre de la législation sur les HLM et de la convention passé entre le bailleur et l’Etat ;

-la somme de 300 euros en application de l’article 700 du Code de procédure civile outre les entiers dépens y compris le coût du commandement de payer, de l’assignation et de la notification à la Préfecture ;

- ordonner l’exécution provisoire.

L’affaire a été appelée et évoquée à l’audience du 6 mars 2025.

En application de l'article 24 V de la loi n° 89-462 du 6 juillet 1989, la présidente a invité les parties à lui produire tous éléments relatifs à l’existence d’une procédure de traitement du surendettement au sens du livre VII du code de la consommation.

Nantes Métropole Habitat, représenté par Madame [V] [N], munie d’un pouvoir régulier à cet effet, a sollicité le bénéfice de son acte introductif d'instance tout en précisant que sa créance s’élève à la somme de 1 782.38 euros arrêté au 3 mars 2025. Par ailleurs, elle a fait état d’un plan d’apurement signé entre les parties. Enfin, elle a expressément accepté le principe de la suspension de la clause résolutoire.

Bien que régulièrement assigné à étude, Monsieur [F] [M] n’a pas comparu et personne pour le représenter. L’enquête sociale réalisée par la Préfecture de Loire-Atlantique, conformément aux dispositions de l'article 114 de la loi du 28 juillet 1998, a été communiquée aux parties présentes. L’affaire a été mise en délibéré au 7 mai 2025, les parties présentes étant avisées que la décision serait rendue par mise à disposition au greffe.

MOTIFS DE LA DECISION

Aux termes de l'article 472 du code de procédure civile, l'absence des défendeurs ne fait pas obstacle à ce qu'une décision soit rendue sur le fond du litige, le juge faisant droit à la demande après examen de sa régularité, de sa recevabilité et de son bien-fondé. Monsieur [F] [M] n’ayant pas comparu, il y a lieu de statuer