Chambre civile 1-6, 5 juin 2025 — 24/06779

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Texte intégral

COUR D'APPEL

DE

VERSAILLES

Code nac : 51A

Chambre civile 1-6

ARRÊT N°

PAR DÉFAUT

DU 05 JUIN 2025

N° RG 24/06779 - N° Portalis DBV3-V-B7I-W2KR

AFFAIRE :

[X] [E]

C/

[K] [J]

Décision déférée à la cour : Jugement rendu le 18 Octobre 2024 par le Juge de l'exécution de NANTERRE

N° RG : 24/04408

Expéditions exécutoires

Expéditions

Copies

délivrées le : 05.06.2025

à :

Me Constance SAUNIER, avocat au barreau de VERSAILLES

RÉPUBLIQUE FRANÇAISE

AU NOM DU PEUPLE FRANÇAIS

LE CINQ JUIN DEUX MILLE VINGT CINQ,

La cour d'appel de Versailles a rendu l'arrêt suivant dans l'affaire entre :

Monsieur [X] [E]

né le 14 Avril 1980 à [Localité 5]

de nationalité Française

Chez Madame [D] [E]

[Adresse 1]

[Localité 4]

Représentant : Me Constance SAUNIER, Postulant, avocat au barreau de VERSAILLES, vestiaire : 562 - Représentant : Me Matteo BONAGLIA, Plaidant, avocat au barreau de PARIS, substitué par Me Elsa MORA, avocat au barreau de PARIS

APPELANT

****************

Monsieur [K] [J]

né le 02 Mai 1968 à [Localité 6]

de nationalité Française

[Adresse 3]

[Localité 2]

INTIMÉ DÉFAILLANT

Déclaration d'appel signifiée à étude d'Huissiers le 06 décembre 2024

****************

Composition de la cour :

En application des dispositions de l'article 805 du code de procédure civile, l'affaire a été débattue à l'audience publique du 07 Mai 2025 les avocats des parties ne s'y étant pas opposés, devant Madame Fabienne PAGES, Présidente entendue en son rapport.

Ce magistrat a rendu compte des plaidoiries dans le délibéré de la cour, composée de :

Madame Fabienne PAGES, Présidente,

Madame Caroline DERYCKERE, Conseillère,

Madame Florence MICHON, Conseillère,

Greffier, lors des débats : Mme Mélanie RIBEIRO,

EXPOSÉ DU LITIGE

Par ordonnance réputée contradictoire en date du 12 décembre 2023, M [X] [E] étant non comparant, le juge des référés du tribunal de proximité de Puteaux a notamment constaté l'acquisition de la clause résolutoire du bail conclu le 22 mars 2021 entre M [K] [J] et M [X] [E] à la date du 20 février 2023, condamné M [X] [E] à payer à M. [K] [J] à titre provisionnel la créance locative de 9 549,13 euros arrêtée à octobre 2023 inclus et ordonné l'expulsion de M [X] [E] des lieux loués.

Par acte en date du 24 janvier 2024, [K] [J] a fait signifier un commandement de quitter les lieux à M [X] [E].

Par requête visée par la greffe le 24 mai 2024, [X] [E] a saisi le juge de l'exécution du tribunal judiciaire de Nanterre d'une demande tendant à l'octroi d'un délai de six mois avant l'expulsion du logement qu'il occupe.

Par jugement contradictoire rendu le 18 octobre 2024, le juge de l'exécution du tribunal judiciaire de Nanterre a :

débouté M [X] [E] de sa demande de délai de grâce à expulsion

condamné M [X] [E] aux dépens

dit n'y avoir lieu à application des dispositions de l'article 700 du code de procédure civile.

Le 24 octobre 2024, M [X] [E] a relevé appel de cette décision.

Selon procès verbal en date du 29 octobre 2024, M. [X] [E] a été expulsé des lieux par lui occupés avec le concours de la force publique.

Dans ses premières et dernières conclusions transmises au greffe le 5 décembre 2024, auxquelles il convient de se reporter pour l'exposé détaillé de ses prétentions et moyens, M. [X] [E], appelant, demande à la cour de :

A titre principal,

annuler le jugement du juge de l'exécution du tribunal judiciaire de Nanterre en date du 18 octobre 2024

Et, évoquant l'affaire,

allouer à M [X] [E] un délai de six mois pour quitter les lieux au titre des dispositions combinées des articles L.412-3 et L. 412-4 du code des procédures civiles d'exécution

En conséquence,

constater que l'expulsion de M. [X] [E] intervenue le 29 octobre 2024 l'a été sur le fondement d'un titre devenu inexigible compte tenu des délais accordés et

dire l'expulsion de M. [X] [E] intervenue le 29 octobre 2024 fautive

condamner M. [J] à payer à M. [E] la somme de 5 000 euros à titre de dommages et intérêts

ordonner la compensation de cette créance avec la créance locative détenue par M. [J] sur M. [E], celles-ci étant connexes

A titre subsidiaire,

infirmer le jugement du juge de l'exécution du tribunal judiciaire de Nanterre en date du 18 octobre 2024

Et, statuant à nouveau,

allouer à M [X] [E] un délai de six mois pour quitter les lieux au titre des dispositions combinées des articles L.412-3 et L. 412-4 du code des procédures civiles d'exécution

En conséquence,

constater que l'expulsion de M. [X] [E] intervenue le 29 octobre 2024 l'a été sur le fondement d'un titre devenu inexigible compte tenu des délais accordés et

dire l'expulsion de M. [X] [E] intervenue le 29 octobre 2024 fautive

condamner M. [J] à payer à M. [E] la somme de 5 000 euros à titre de dommages et intérêts

ordonner la compensation de cette créance avec la créance locative détenue par M. [J] sur M. [E], celles-ci