Jardinage à domicile : appliquer le sous-plafond du crédit d’impôt

Isoler le jardinage des autres prestations

Les petits travaux de jardinage font partie des services à domicile éligibles au crédit d’impôt, dans les conditions du dispositif.[1] Leurs dépenses ne sont retenues que dans la limite spécifique de 5 000 € par an.[1] Ce sous-plafond est compris dans le plafond annuel général, et ne s’y ajoute pas.[2]

Demandez des justificatifs qui permettent de distinguer les activités. Un total unique « services à domicile » rend plus difficile le contrôle d’un sous-plafond déjà consommé.

Ne pas confondre dépenses et crédit

Le taux du crédit d’impôt est de 50 % des dépenses effectivement supportées et retenues.[1] Le plafond ordinaire de dépenses est de 12 000 €, éventuellement majoré selon la situation du foyer.[1] Le bénéfice suppose en principe un domicile fiscal en France et un emploi exercé en France dans les conditions indiquées par Service Public.[2]

L’exemple suivant concerne les revenus de 2025 déclarés en 2026. Il suppose des prestations intégralement éligibles, sans aide, sans autres dépenses d’emploi à domicile et sans majoration du plafond ordinaire. Il ne qualifie pas des travaux de terrassement, de création paysagère ou une prestation professionnelle particulière comme du petit jardinage.

Dépenses fictives Payé Retenu après sous-plafond
Petits travaux de jardinage 6 200,00 € 5 000,00 €
Entretien de la maison 4 000,00 € 4 000,00 €
Total 10 200,00 € 9 000,00 €

Le calcul décimal donne min(6 200 ; 5 000) + 4 000 = 9 000,00 € de base. Le crédit théorique est de 4 500,00 € et le reste économique de 5 700,00 €, si tous les autres contrôles fiscaux sont satisfaits. Diviser directement les 10 200 € payés par deux surestimerait ici l’avantage.

Vérifier aussi le cumul des avantages fiscaux

Le crédit pour emploi à domicile entre dans le plafonnement global des avantages fiscaux.[9] Pour l’imposition en 2026 des revenus de 2025, Service Public indique un plafond général de 10 000 € pour le cumul concerné.[9] Le résultat de 4 500 € suppose une marge suffisante sous cette seconde limite. Il ne suffit donc pas de constater que 9 000 € restent inférieurs au plafond de dépenses de 12 000 €.

La DGFiP prévoit aussi des sous-plafonds de 500 € pour le petit bricolage, limité à deux heures par intervention, et de 3 000 € pour l’assistance informatique à domicile.[1] Ils ne sont pas utilisés dans le calcul précédent. Si votre attestation regroupe ces activités, séparez-les avant de refaire l’exercice.

Conserver la trace des aides et des montants retenus

Les aides reçues pour financer les services sont à reporter séparément des dépenses, selon les cases précisées par la DGFiP.[1] L’administration demande de pouvoir justifier les dépenses par les attestations annuelles et les documents d’emploi ou du prestataire.[1] Conservez une copie de votre ventilation avec ces pièces. En présence d’aides réparties entre plusieurs activités, faites confirmer leur affectation plutôt que de les retrancher arbitrairement de la ligne la plus favorable.

Sources

[1] https://www.impots.gouv.fr/particulier/emploi-domicile — Emploi à domicile |impots.gouv.fr [2] https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F12 — Impôt sur le revenu - Crédit d’impôt pour l’emploi d’un salarié à domicile | Service Public [9] https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F31179 — En quoi consiste le plafonnement global des niches fiscales ? | Service Public