Ce guide appartient au parcours Salaire, cotisations et aides.
Le crédit d’impôt pour un enfant gardé au domicile n’est pas celui de la garde hors domicile ; une comparaison fiable doit donc séparer les deux régimes.[13]
Comparez un même besoin d’accueil : mêmes semaines, mêmes horaires et même nombre d’enfants. Notez aussi les trajets, repas et remplacements à organiser, plutôt que de vous arrêter à un tarif horaire.
Garder des lignes de dépenses distinctes
La rémunération de l’assistante maternelle suit ses règles propres ; les indemnités d’entretien et les frais de repas ne doivent pas être confondus avec le salaire.[12]
Depuis septembre 2025, le CMG emploi direct tient compte des ressources, du nombre d’enfants, des heures et de la dépense d’accueil ; les simulations sont indicatives et ne remplacent pas le calcul attribué.[11]
Les deux parents séparés peuvent accéder au CMG en résidence alternée à partir de décembre 2025 sous les conditions de la CAF ; l’extension aux enfants de moins de 12 ans vise les parents isolés en emploi direct depuis septembre 2025, pas toutes les familles ni le recours à une structure.[11]
Pour chaque solution, relevez salaires, cotisations réellement supportées, frais annexes et aides. Évitez de déduire une prise en charge qui figure déjà en diminution des cotisations payées.
Conditions fiscales à vérifier avant de calculer
Le crédit d’impôt pour l’emploi à domicile concerne ici un contribuable domicilié fiscalement en France, pour une activité éligible exercée dans sa résidence située en France, principale ou secondaire ; ce guide ne traite pas le cas particulier du domicile d’un ascendant ni celui d’un non-résident.[1][2]
Le taux est de 50 % des dépenses effectivement supportées après déduction des aides, notamment CMG, APA et participation de l’employeur aux titres préfinancés ; salaires nets et cotisations payées ne doivent pas être comptés deux fois.[1][2]
Pour les dépenses de 2025 déclarées en 2026, le plafond ordinaire de dépenses est de 12 000 € par foyer, avec majorations selon la situation familiale ; une première année d’emploi direct ou certaines situations de handicap relèvent de plafonds spécifiques, à vérifier sans les appliquer automatiquement.[2]
Ce plafond de dépenses est distinct du plafonnement global des avantages fiscaux, normalement de 10 000 € pour les revenus de 2025 ; les exemples supposent une marge suffisante après les autres avantages du foyer et ne sont pas une liquidation de l’impôt.[4]
Conservez les attestations fiscales, les preuves de paiement et le détail des aides ; une avance déjà reçue est imputée lors de la régularisation et n’est pas un deuxième crédit d’impôt.[1][2]
Chez l’assistante maternelle : le plafond est par enfant
Pour le crédit de garde hors domicile, l’enfant doit être à charge et avoir moins de 6 ans au 1er janvier de l’année d’imposition ; l’accueil doit notamment être assuré par une assistante maternelle agréée ou un établissement éligible.[13]
Les dépenses effectivement payées sont retenues après déduction du CMG et des aides de l’employeur, sans les frais de nourriture ; pour les revenus 2025 déclarés en 2026, le crédit est de 50 % dans la limite de 3 500 € de frais par enfant, soit 1 750 € de crédit maximal.[13]
En garde alternée, ces plafonds sont divisés par deux : 1 750 € de dépenses et 875 € de crédit par enfant ; ne transposez pas le plafond de 12 000 € de l’emploi à domicile à cette ligne.[13][2]
Le foyer considéré dans notre exemple est domicilié fiscalement en France, dispose d’une marge suffisante sous le plafond global des avantages fiscaux et justifie les dépenses ; l’attestation fiscale Pajemploi est à conserver, sans joindre les justificatifs à la déclaration sauf demande.[13][4]
Comparaison fictive pour un enfant en 2025
Hypothèse domicile : 9 600 € de dépenses éligibles après aides, aucun plafond déjà consommé. Le crédit est de 4 800 € et le reste de 4 800 €.
Hypothèse assistante maternelle : 4 000 € de frais de garde fiscalement éligibles après aides, plus 600 € de nourriture exclue de l’assiette. Hors garde alternée, le crédit est plafonné à 1 750 € et le coût après crédit, repas compris, est de 2 850 €.
L’écart arithmétique est de 1 950 € par an dans ces seules hypothèses. Il ne prouve pas qu’un mode de garde coûte toujours moins cher et ne calcule aucun droit individuel au CMG.
Ne comparez pas des mensualités nettes d’une avance fiscale avec un budget annuel avant remboursement : présentez la trésorerie et le coût final séparément.[13]
Sources
[1] https://www.impots.gouv.fr/particulier/emploi-domicile — Emploi à domicile |impots.gouv.fr [2] https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F12 — Impôt sur le revenu - Crédit d’impôt pour l’emploi d’un salarié à domicile | Service Public [4] https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F31179 — En quoi consiste le plafonnement global des niches fiscales ? | Service Public [11] https://www.caf.fr/allocataires/actualites/actualites-nationales/reforme-du-cmg-la-foire-aux-questions — Réforme du CMG : la foire aux questions | CAF – Caisse d’Allocations Familiales [12] https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F12812 — Salaire de l’assistante maternelle employée par un particulier employeur | Service Public [13] https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F8 — Impôt sur le revenu - Frais de garde d’enfant hors du domicile (crédit d’impôt) | Service Public