Assistant de vie : choisir une formation et vérifier le titre

Vous avez trouvé une formation « assistant de vie dépendance » ?[13] Vérifiez le code RNCP indiqué sur le programme.[13] La fiche RNCP37780 est désormais inactive et désigne RNCP42318, « Assistant de vie », comme certification de remplacement.[13]

Le titre à vérifier sur le devis

La fiche RNCP42318 est active lors de notre consultation.[13][14] Elle indique un niveau 3, le certificateur IPERIA et une échéance d’enregistrement au 29 mai 2031.[13][14] L’ancienne fiche RNCP37780 indiquait une échéance au 19 juillet 2026.[13][14]

Sur le devis, demandez le code exact de la certification préparée et le nom de l’organisme qui assurera les évaluations. Si le document utilise encore l’ancien intitulé, faites préciser par écrit la certification effectivement visée et les conditions applicables à votre session. Une ancienne fiche inactive n’autorise pas à conclure, à elle seule, qu’un titre déjà obtenu a perdu sa valeur.

Ce que le parcours doit apprendre à faire

Le référentiel actuel porte sur l’accompagnement d’un particulier employeur en perte d’autonomie ou en situation de handicap : projet personnalisé, actes de la vie quotidienne, déplacements et transferts, repas, entretien du domicile et du linge.[14] Il comprend aussi l’organisation de l’activité auprès de plusieurs employeurs et la prévention des risques professionnels.[14]

Pour comparer deux programmes, partez des situations rencontrées. Une personne qui aide surtout à l’entretien n’a pas le même besoin immédiat qu’une personne confrontée à des transferts ou à des difficultés de communication. Demandez quelle place la session donne à la pratique, au matériel utilisé et à l’évaluation des gestes.

La certification prévoit notamment des études de cas et des mises en situation accompagnées d’un entretien avec le jury.[14] La fiche ouvre plusieurs voies, dont la formation continue, l’apprentissage et l’accès par l’expérience.[14] Le choix du parcours doit donc tenir compte des compétences déjà acquises, et pas seulement du nombre d’heures annoncé dans une publicité.[14]

Ne pas confondre diplôme, missions et soins

Le référentiel demande de respecter les limites professionnelles, les règles de sécurité et l’intimité de la personne accompagnée.[14] Il décrit notamment l’aide à l’hygiène corporelle et aux déplacements : il ne suffit pas de détenir le titre pour s’attribuer tout acte de soin.[14]

En emploi direct, la classification conventionnelle s’appuie sur les activités réellement exercées et les compétences requises pour déterminer le salaire minimum de l’emploi.[6] Une appellation commerciale de formation ne permet donc pas, à elle seule, de classer le salarié en « C » ou « D ».[6]

Conseil avant le recrutement ou une évolution du poste : rédigez la liste des tâches attendues, indiquez celles qui supposent un matériel ou une coordination avec un professionnel de santé et faites vérifier les situations qui dépassent l’aide quotidienne. Ne confondez pas une formation suivie avec une autorisation générale d’accomplir des gestes médicaux.

Organiser la formation sans supprimer des interventions

Un salarié déjà en poste peut étudier le plan de développement des compétences.[17][18] À sa demande, le départ suppose l’accord écrit de l’employeur ; lorsqu’il travaille pour plusieurs particuliers, un employeur porteur est désigné selon les règles de la branche.[17][18]

Les créneaux de formation qui recouvrent les heures chez les employeurs non porteurs nécessitent une demande écrite d’absence.[20] Une session hors temps de travail suit d’autres règles, dont l’accord écrit du salarié.[20] Ne réservez pas sur ses congés payés.[20]

Le financement dépend des actions éligibles et des conditions annuelles de prise en charge.[19] Demandez confirmation avant de signer le devis, plutôt que de vous fier à une annonce « 100 % financé ».[19]

Le statut présenté ici est celui du salarié employé directement au domicile du particulier.[11][14] Son socle conventionnel s’applique en métropole, en Guadeloupe, Guyane, Martinique et à La Réunion, pas à Mayotte.[11][14] Les assistants maternels relèvent d’un autre socle, également applicable à Mayotte ; ce titre consacré à l’accompagnement d’adultes ne décrit pas leurs règles d’accueil.[11][14]

Sources

[6] https://www.legifrance.gouv.fr/conv_coll/id/KALITEXT000043941642 — Texte de base : Convention collective de la branche du secteur des particuliers employeurs et de l’emploi à domicile du 15 mars 2021 - Étendue par arrêté du 6 octobre 2021 JORF 16 octobre 2021 - Légifrance [11] https://www.legifrance.gouv.fr/conv_coll/article/KALIARTI000043941800 — IDCC 3239 article 2 : champ géographique [13] https://www.francecompetences.fr/recherche/rncp/37780 — RNCP37780 — ancienne certification inactive [14] https://www.francecompetences.fr/recherche/rncp/42318 — RNCP42318 — Assistant de vie [17] https://www.legifrance.gouv.fr/conv_coll/article/KALIARTI000043941906 — Annexe 2 IDCC 3239 article 8.1 [18] https://www.legifrance.gouv.fr/conv_coll/article/KALIARTI000043941907 — Annexe 2 IDCC 3239 article 8.2 [19] https://www.legifrance.gouv.fr/conv_coll/article/KALIARTI000043941908 — Annexe 2 IDCC 3239 article 8.3 [20] https://www.legifrance.gouv.fr/conv_coll/article/KALIARTI000043941909 — Annexe 2 IDCC 3239 article 8.4