Ce guide appartient au parcours Gérer la relation de travail.
Ce guide traite des repas de l’enfant accueilli par une assistante maternelle agréée, pas de la nourriture personnelle d’une salariée travaillant chez vous. L’indemnité de repas et la valeur fiscale des repas apportés par les parents répondent à deux règles différentes.[6][16]
Qui fournit le repas de l’enfant ?
Si l’assistante maternelle prépare les repas, le parent lui verse une indemnité en complément du salaire ; le contrat précise la nature et le nombre de repas ainsi que le montant convenu.[6] Cette indemnité n’a pas le caractère de salaire : elle n’est pas soumise aux cotisations sociales, mais elle doit être déclarée à Pajemploi pour figurer sur le bulletin et n’entre pas dans le calcul de l’indemnité de congés payés.[6] Si le parent fournit les repas de l’enfant, aucune indemnité de repas n’est due ; il communique par écrit leur coût à l’assistante maternelle.[6]
Conseil pratique : préparez un relevé mensuel distinguant les jours où les parents apportent les repas et ceux où l’assistante maternelle les fournit. N’ajoutez pas une indemnité pour un repas déjà apporté.
Les repas apportés restent à examiner pour l’impôt
Dans le régime fiscal spécifique avec abattement, la déclaration comprend les rémunérations et indemnités ainsi que les prestations en nature, dont les repas de l’enfant fournis par les parents. Le lait maternel fourni, quel que soit son conditionnement, n’est pas une prestation en nature imposable ; s’il accompagne un repas pour le même enfant, seul le repas est imposable. Cette exception ne vise pas tout lait ni toute alimentation apportée.[2][16][25] Pour les revenus de 2025 déclarés en 2026, la DGFiP indique que ces repas peuvent être évalués à 5,45 € par jour ; ce montant est une évaluation fiscale annuelle, pas un tarif obligatoire à payer à l’assistante maternelle ni un forfait par repas à ajouter aux cotisations.[16] Exemple pédagogique limité à cette évaluation : 20 jours de repas imposables apportés en 2025 à 5,45 € représentent 109,00 € à prendre en compte dans les recettes du régime spécifique, avant l’abattement. Une fourniture de lait maternel seul ne compte pas comme un jour de repas imposable ; si un repas accompagne ce lait, le repas reste à prendre en compte.[16][25]
Choisir le régime de déclaration sans cumuler les déductions
Le régime spécifique permet de déduire une somme forfaitaire par enfant et par jour, modulée selon la durée et les conditions d’accueil ; pour une garde de moins de huit heures, le forfait est proratisé.[2][16] La déduction ne peut pas dépasser les sommes reçues et créer un déficit.[16] Si l’assistante maternelle renonce au régime spécifique, le régime de droit commun distingue deux traitements. Avec la déduction forfaitaire de 10 %, les indemnités d’entretien et d’hébergement, y compris celles de repas et de déplacement versées en argent ou en nature, sont exonérées en tant qu’allocations pour frais d’emploi. En cas d’option pour les frais réels et justifiés, ces indemnités doivent au contraire être réintégrées à la rémunération imposable avant déduction des dépenses admises. Le lait maternel reste hors des prestations en nature imposables. Il ne faut pas cumuler ce régime de droit commun avec l’abattement spécifique.[25] Exemple pédagogique en frais réels : pour 12 000 € de rémunération imposable hors allocations, 2 000 € d’indemnités à réintégrer et 3 000 € de dépenses supposées entièrement admises et justifiées, la base après frais est de 11 000 € (12 000 + 2 000 − 3 000). Omettre les indemnités donnerait à tort 9 000 €, soit une minoration de 2 000 €. Ces hypothèses ne chiffrent ni l’impôt dû ni le choix le plus favorable et n’appliquent pas l’abattement spécifique.[25] La tolérance du §550 concernant les indemnités spécifiques du projet individualisé pour l’enfant vise les assistants familiaux qui gardent les enfants jour et nuit ; elle ne dispense pas une assistante maternelle de cette réintégration.[25]
Pour préparer la déclaration, rapprochez les bulletins, les indemnités reçues et les attestations de repas. Faites confirmer le régime adapté par votre service des impôts si votre situation est particulière. Les chiffres de ce guide concernent les revenus 2025 : ne les recopiez pas pour une autre année.
Ce que cette fiche ne permet pas de déduire
Le repas de l’enfant n’est pas le repas personnel de l’assistante maternelle. Cette fiche ne classe pas automatiquement le prêt d’une poussette, les couches ou un logement comme un avantage de rémunération. Elle ne calcule pas non plus le crédit d’impôt du parent : domicile fiscal et situations de non-résidence doivent être examinés dans ce dossier distinct.
Sources
[2] https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F1234 — Impôt sur le revenu - Comment une assistante maternelle doit-elle déclarer ses revenus ? | Service Public [6] https://www.legifrance.gouv.fr/conv_coll/article/KALIARTI000046111995 — IDCC 3239 Article 114.2 [16] https://www.impots.gouv.fr/particulier/questions/je-suis-assistante-maternelle-comment-dois-je-declarer-mes-revenus — Je suis assistant(e) maternel(le). Comment dois-je déclarer mes revenus ? | impots.gouv.fr [25] https://bofip.impots.gouv.fr/bofip/6377-PGP.html/identifiant%3DBOI-RSA-CHAMP-10-20-10-20170224 — BOI-RSA-CHAMP-10-20-10 §§315, 540-550