Ce guide appartient au parcours Gérer la relation de travail.
Le crédit d’impôt pour l’emploi à domicile dépend des dépenses éligibles restées à votre charge, pas du seul usage du Cesu.[1]
Périmètre fiscal du calcul
Le calcul du crédit d’impôt présenté ici concerne les contribuables fiscalement domiciliés en France ; cette condition personnelle est distincte de la localisation du logement.[14] Les services doivent aussi être rendus dans une résidence française éligible : posséder une résidence secondaire en France ne suffit pas, à lui seul, à ouvrir droit au crédit pour un non-résident.[1][13] La DGFiP prévoit le cas particulier des « non-résidents Schumacker », assimilés sous conditions aux contribuables domiciliés fiscalement en France pour les réductions et crédits d’impôt ; il ne s’agit pas d’un droit général de tous les non-résidents.[13][15] Si vous êtes non-résident, faites vérifier votre situation et les conditions de cette assimilation auprès de la DGFiP avant de retenir un crédit ; les prestations rendues dans une résidence à l’étranger restent exclues de ce crédit.[13][15]
Vérifier le service et le lieu
Les services à la personne doivent être rendus à votre résidence principale ou secondaire située en France ; vous pouvez en être propriétaire ou locataire.[1] L’emploi direct et le recours à un organisme de services à la personne déclaré peuvent ouvrir droit à cet avantage, sous les conditions propres à chaque mode d’intervention.[1] Ce guide traite de l’emploi à domicile : il ne sert pas à calculer l’avantage fiscal de la garde d’un enfant chez une assistante maternelle.
Partir du coût réellement payé
Le crédit d’impôt représente 50 % des dépenses effectivement supportées, retenues dans les plafonds applicables.[1] Les aides affectées aux mêmes dépenses, notamment APA, PCH et part financée des Cesu préfinancés, doivent être déduites de la base ; la DGFiP demande le total des dépenses en 7DB et les aides en 7DR.[1] Exemple pédagogique pour un contribuable fiscalement domicilié en France, pour des services rendus dans une résidence française éligible, hors autre aide et avec un plafond disponible suffisant : pour 4 000 € de dépenses éligibles et 1 000 € d’aide, la base est de 3 000 € et le crédit de 1 500 € ; le coût après aide et crédit est de 1 500 €.[1][14]
Appliquer le plafond du foyer
Le plafond général de dépenses est de 12 000 € par an ; les majorations prévues pour la situation familiale ne peuvent pas le porter au-delà de 15 000 €.[1] La première année d’emploi direct d’un salarié à domicile, le plafond est de 15 000 €, avec majorations dans la limite de 18 000 € ; il ne faut pas confondre première utilisation du Cesu et première année d’emploi.[1] Un plafond de 20 000 €, sans majoration, est prévu dans les situations d’invalidité précisées par la DGFiP, notamment une carte d’invalidité d’au moins 80 %, une pension d’invalidité de troisième catégorie ou le complément d’allocation visé par la fiche fiscale.[1] Des sous-plafonds s’appliquent aussi : 5 000 € pour le petit jardinage, 3 000 € pour l’assistance informatique et Internet à domicile, et 500 € pour le petit bricolage, dont chaque intervention ne doit pas dépasser deux heures.[1]
Déclaration annuelle et avance immédiate
L’avance immédiate est une modalité de paiement du crédit d’impôt, proposée notamment avec Cesu+ ; les plafonds continuent de s’appliquer.[1] Elle ne donne pas droit à un second crédit : le montant déjà reçu est pris en compte lors de la liquidation annuelle de l’impôt.[1] Avant de compter sur une réduction immédiate de votre prélèvement, vérifiez l’éligibilité et l’activation effective du service dans votre espace. Conservez l’attestation fiscale annuelle et les justificatifs de paiement et d’aides ; en emploi direct, la DGFiP mentionne aussi le contrat, la lettre d’engagement ou les bulletins de salaire.[1]
Année fiscale et cas particuliers
La fiche DGFiP consultée est mise à jour en avril 2026 et décrit notamment la déclaration en 2026 des dépenses de 2025 : les références de cases ne constituent pas une annonce du formulaire de 2027.[1] Pour des dépenses au domicile d’un ascendant remplissant les conditions de l’APA, des justificatifs particuliers sont nécessaires et vous ne pouvez pas déduire une pension alimentaire pour ce même ascendant.[1] Le guide est borné aux situations fiscales françaises ; il ne transpose pas ce dispositif aux collectivités dotées d’une fiscalité autonome.
Sources
[1] https://www.impots.gouv.fr/particulier/emploi-domicile — Emploi à domicile |impots.gouv.fr [13] https://www.impots.gouv.fr/international-particulier/questions/mes-charges-reductions-et-credits-dimpots-sont-ils-pris-en — Je suis non-résident. Mes charges, réductions et crédits d’impôts sont-ils pris en compte dans le calcul de mon impôt ? | impots.gouv.fr [14] https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F12 — Impôt sur le revenu - Crédit d’impôt pour l’emploi d’un salarié à domicile | Service Public [15] https://bofip.impots.gouv.fr/bofip/7666-PGP.html/identifiant%3DBOI-IR-DOMIC-40-20170406 — BOI-IR-DOMIC-40 - IR - Situations particulières liées au domicile - Situation des non-résidents tirant de France l’essentiel de leurs revenus imposables (“Non-Résidents Schumacker”) | bofip.impots.gouv.fr