Inaptitude du salarié à domicile : procédure et indemnités

Cette page concerne le salarié d’un particulier employeur. Elle expose l’article 161.1.3 dans sa version en vigueur depuis le 1er mai 2026; ne l’appliquez pas sans vérification à un dossier antérieur.[9]

Partir de l’avis du médecin du travail

La procédure conventionnelle repose sur l’avis définitif d’inaptitude délivré par le médecin du travail.[9]

Conservez l’avis, sa date et les éléments précisant l’origine professionnelle ou non professionnelle; ne remplacez pas cet avis par votre appréciation de l’état de santé du salarié.

Reclassement et délai d’un mois

Compte tenu de l’impossibilité de reclasser le salarié à un autre emploi chez le particulier employeur, l’article 161.1.3 prévoit la rupture selon la procédure de licenciement dans le mois suivant l’avis définitif.[9]

Si l’employeur reste inactif au-delà de ce délai, il doit reprendre le versement de la rémunération hors indemnités selon le contrat.[9]

Respecter la procédure de licenciement

Convoquez le salarié par recommandé ou remise en main propre contre décharge; l’entretien peut avoir lieu à partir du quatrième jour ouvrable décompté du lendemain de la remise ou de la première présentation.[6]

Si ce délai expire un samedi, un dimanche, un jour férié ou chômé, il est prorogé jusqu’au jour ouvrable suivant.[6]

L’entretien se tient physiquement; l’employeur expose le motif et recueille les explications du salarié.[6]

La décision ne se prononce pas oralement pendant l’entretien : elle est notifiée par lettre recommandée avec avis de réception et précise le motif.[6]

La notification intervient du quatrième au trentième jour ouvrable, décompté à partir du lendemain de l’entretien ou de sa date prévue; le texte prévoit une prorogation lorsque le délai expire un samedi, dimanche, jour férié ou chômé.[6]

Préavis et indemnités

Le licenciement pour inaptitude rompt le contrat sans préavis.[9]

Pour une inaptitude non professionnelle, l’employeur verse l’indemnité de licenciement dans les conditions de l’article 163.1, dont le seuil de huit mois d’ancienneté.[2][9]

Pour une inaptitude liée à un accident du travail ou une maladie professionnelle, l’indemnité spécifique vaut le double de l’indemnité de licenciement, avec les conditions d’ancienneté de l’article 163.1.[9]

Le salaire brut de référence est la moyenne la plus favorable entre les douze mois précédant l’arrêt de travail, ou l’ensemble des mois si l’ancienneté est inférieure à douze mois, et les trois mois précédant cet arrêt.[9]

L’indemnité compensatrice de congés payés est due selon l’article 67, sauf pour les salariés déclarés au Cesu dont le salaire horaire est déjà majoré au titre des congés payés.[9]

Dossier ancien ou avis contesté

Légifrance affiche cette version depuis le 1er mai 2026; l’avenant n° 10 prévoit une entrée en vigueur le premier jour du mois civil suivant la publication de son arrêté d’extension.[9][10]

Pour contester l’avis ou traiter un dossier antérieur, faites vérifier rapidement le texte applicable et les voies de recours. Cette page ne fournit pas de modèle de lettre à signer sans adaptation.

Sources

[2] https://www.legifrance.gouv.fr/conv_coll/article/KALIARTI000043942458 — Article 163.1 - Convention collective de la branche du secteur des particuliers employeurs et de l’emploi à domicile du 15 mars 2021 - Étendue par arrêté du 6 octobre 2021 JORF 16 octobre 2021 - Légifrance [6] https://www.legifrance.gouv.fr/conv_coll/id/KALIARTI000043942429/?idConteneur=KALICONT000044594539 — Texte de base : Convention collective de la branche du secteur des particuliers employeurs et de l’emploi à domicile du 15 mars 2021 - Étendue par arrêté du 6 octobre 2021 JORF 16 octobre 2021 - Légifrance [9] https://www.legifrance.gouv.fr/conv_coll/article/KALIARTI000053768811 — Article 161.1.3 depuis le 1 mai 2026 [10] https://www.legifrance.gouv.fr/conv_coll/id/KALITEXT000053049950 — Avenant 10 du 9 septembre 2025